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    Entreprises

    Marrakech Air Show
    L’aéronautique mise aussi sur les PME

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Elles permettraient de créer 23.000 nouveaux emplois
    De nombreuses stratégies pour doubler la croissance
    1 milliard de dollars de CA en 2014
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    Les stratégies nationales dans le secteur de l’aéronautique visent la création de 23.000 nouveaux emplois, un CA à l’export porté à 16 milliards de DH, un taux d’intégration local de 35% et plus de 100 nouveaux acteurs. De grandes ambitions rappelées à l’occasion de la 5e édition du Marrakech Air Show (Ph. Mokhtari)

    Placer le Maroc dans les radars de l’aéronautique mondiale. Voilà l’ambition. A condition, bien sûr, que les entreprises marocaines saisissent la balle au bond. Et quelle balle! Des métiers nouveaux et à forte valeur ajoutée en perspective, un secteur qui gagne en performance et en compétitivité, et des majors mondiales comme Boeing, Airbus ou Bombardier qui ont opté pour le Royaume. Rappelons un constat au passage: +95% de la présence au Maroc dans ce secteur est étrangère. Les défis à relever sont donc importants. La feuille de route a été présentée à l’occasion de la 5e édition du Marrakech Air Show, par les ministres de l’Industrie et des Transports, venus confirmer les termes d’une stratégie nationale, menée de concert, pour consolider les acquis d’un secteur, qui a affiché 1 milliard de dollars de CA en 2014, soit 4,5% des exportations du Royaume, contre 1% il y a 10 ans. Car oui, tout est allé très vite. Le Maroc ayant franchi des étapes importantes sur la voie du développement de cette industrie à fort potentiel. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, confirme qu’«une nouvelle dynamique de croissance est enclenchée à travers le Plan d’accélération industrielle 2014-2020 avec 4 premiers écosystèmes lancés dans les filières de l’assemblage, de l’entretien et de la révision, et de l’ingénierie». A terme, il s’agira de créer 23.000 nouveaux emplois, soit le triple de l’effectif actuel, à doubler le CA à l’export pour le porter à 16 milliards de DH, à atteindre un taux d’intégration local de 35% et à drainer plus de 100 nouveaux acteurs. Dans cette logique, un accompagnement intégré et une panoplie d’incitatifs sont mis en place, comprenant un dispositif d’appui pour les PME et TPE, une offre de formation destinée à qualifier des profils cibles et une offre de fonciers locatifs à des prix attractifs. En parallèle, le ministre des Transports, Aziz Rabbah, parle d’une «stratégie volontariste de l’aviation civile axée sur la libéralisation cadrée du transport aérien, le développement des infrastructures aéroportuaires, l’amélioration de la qualité de service, l’encouragement des investissements, et le développement de la compétence humaine et de l’expertise nationale». Tout un programme. En découle une nouvelle stratégie intitulée «Ajwae» qui ambitionne, à l’horizon 2035, de transporter 70 millions de passagers et 182.000 tonnes de marchandises par voie aérienne. Parmi les grandes lignes de cette politique soulignées par Rabbah, on trouve le développement de la connectivité, intégrant les nouvelles technologies, vers l’Amérique latine ou l’Afrique de l’Est, le renforcement de la sécurité aérienne et l’amélioration de la qualité des services. A ce sujet, le Parlement vient d’adopter le code de l’aviation  civile, qui prévoit notamment des pénalités en cas de manquement aux obligations de services comme l’accueil ou le respect des délais. Il s’agira également de développer les activités économiques autour des aéroports en réservant un maximum de foncier.   
    Afin de concrétiser toutes ces ambitions, «il faut viser les PME derrière les donneurs d’ordre», estime Hamid Benbrahim El Andaloussi, le président de Gimas (Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales). Car pour lui, si au départ il était nécessaire de faire appel aux porteurs d’innovation de la technologie, «il s’agit maintenant de voir la jeunesse marocaine directement impliquée».

    Un contexte international favorable

    Le secteur de l’aéronautique, au niveau mondial, permet toutes les ambitions pour le Maroc. D’autant que, fortement soumis à la concurrence, les avionneurs sont dans une quête incessante de réduction des coûts de production. Ici, les chiffres ne connaissent pas la crise:
    • doublement de la flotte mondiale sur les 20 prochaines années;
    • près de 35.000 avions à construire et un carnet de commande plein pour les 10 prochaines années;
    • 4,8 trillions de dollars de CA sur la même période;
    • +5% de croissance du transport aérien, le double de la croissance économique globale.

     

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