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    Dialogue social
    Les discussions dans l’impasse

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4762 Le 29/04/2016 | Partager
    Le gouvernement propose une hausse de 4% des salaires sur 4 ans pour les fonctionnaires
    Cette opération à 3 milliards de dirhams rejetée par les syndicats
    Argument: C’est une compensation de l’impact de la réforme de la retraite

    Douche froide pour les syndicats. Alors qu’ils s’attendaient tout autant que le patronat à des mesures qui prennent en compte leurs revendications par rapport à l’amélioration des revenus, le gouvernement a proposé une hausse du salaire de 4% échelonnée sur 4 ans dans la fonction publique. «Nous refusons les propositions du gouvernement et nous maintenons notre revendication d’une hausse des salaires dans l’administration, les entreprises publiques et les collectivités locales», souligne El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT. Et d’ajouter «le gouvernement ne veut pas faire avancer les relations professionnelles. Il est dans des raisonnements technicistes au détriment des considérations sociales».
    Cette offre est rejetée d’abord parce qu’elle ne concerne que les fonctionnaires et exclut les salariés des établissements publics, des collectivités locales et du secteur privé. Ensuite, l’objectif du gouvernement est de compenser la hausse des cotisations au régime des pensions civiles gérées par la Caisse marocaine des retraites. «Cette augmentation a pour  but d’éviter la baisse des salaires qui serait engendrée par la réforme paramétrique. C’est le moyen trouvé pour financer la réforme de la CMR sans impacter les salaires», souligne un membre de la commission technique. Au total, cette augmentation coûterait 3 milliards de dirhams, à raison de 750 millions de dirhams par an.
    «Le gouvernement écarte aussi toute baisse de l’impôt sur le revenu alors que cette option aurait permis d’augmenter les revenus et le pouvoir d’achat relançant ainsi la consommation», poursuit une source.
    Plusieurs membres de la commission technique y voient un «manque d’audace» du gouvernement dont l’objectif ultime est de maintenir le déficit budgétaire aux alentours de 3% du PIB alors qu’il peut utiliser d’autres moyens pour «driver» la politique économique. «La baisse de l’IR reste un grand levier sur lequel le gouvernement refuse de céder. Pourtant, cette option est bénéfique pour tout le monde», poursuit El Mokharek.
    Les organisations syndicales  s’accrochent au relèvement du seuil exonéré à 6.000 dirhams, soit 72.000 dirhams annuels contre 30.000 actuellement.
    Sur la déduction des frais de scolarité de l’assiette fiscale, le gouvernement ne serait pas «prêt techniquement». Mais dans l’immédiat, les organisations syndicales veulent surtout décrocher un accord de principe sur cette mesure. Son entrée en vigueur pourrait attendre l’année prochaine le temps que le volet technique soit résolu. Elles proposent une autre alternative: la mise en place d’une indemnité qui couvrirait une partie des frais  de scolarité à l’image des aides directes dont bénéficient certaines catégories vulnérables. Et ce, le temps qu’un mécanisme approprié soit ficelé et mis en place! Dans ses propositions, le gouvernement prévoit une hausse des allocations familiales de 100 dirhams à 300 dirhams pour chacun des trois premiers enfants et 136 dirhams à partir du quatrième. Or les syndicats sont demandeurs d’une augmentation de 200 dirhams afin d’atteindre 400 dirhams par enfant. «Le gouvernement n’a pas non plus précisé si cette hausse sera généralisée aux deux secteurs, privé et public», indique le patron de l’UMT.
    L’extension de la couverture médicale aux parents (ascendants) mais uniquement pour le secteur public, figure aussi dans le package du gouvernement. Cette mesure est prévue par l’article 5 du Code de la couverture médicale. Celui-ci souligne que «l’ assuré peut demander l’ extension du bénéfice du régime d’ assurance maladie obligatoire de base dont il relève à son père et à sa mère, à condition de prendre en charge la cotisation correspondante dont le montant sera fixé par décret». Sauf que, l’équipe Benkirane «offre» cette prestation gratuitement aux fonctionnaires et agents de l’Etat.

    Ultime réunion ce vendredi

    En principe, une réunion avec le chef du gouvernement devrait se tenir ce vendredi 29 avril. En cas de changement dans les propositions du gouvernement, un package social pourrait être  signé. Pour le 1er mai, les syndicats comptent organiser leur défilé et aucun boycott n’est pour l’instant prévu.

     

     

     

     

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