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    Politique

    Elections: Lachgar muscle son discours

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4761 Le 28/04/2016 | Partager
    «Un désaccord avec le Roi ne signifie pas une rupture avec la monarchie»
    L’USFP à la reconquête de la société
    Et préfère l’institutionnalisation pour ne pas dépendre des personnes
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    Driss Lachgar est conscient que son parti a perdu beaucoup de terrain qu’il tente de reprendre via une stratégie de reconquête dont la mise en œuvre a commencé à donner ses fruits. Ainsi, l’USFP est derrière les protestations notamment des enseignants stagiaires, des étudiants en médecine, des opticiens,… souligne le premier secrétaire
    (Ph. Bziouat)

    L’USFP a repris du poil de la bête. Son premier secrétaire Driss Lachgar, qui était l’invité de l’association Fkih Tétouani pour les sciences et les lettres mardi soir à Salé, est en train de radicaliser son discours, particulièrement à l’approche des prochaines législatives. Il a commencé par tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité d’organiser des élections transparentes. «Celles de novembre 2011 étaient falsifiées», a-t-il affirmé, tordant ainsi le cou à une donnée sur laquelle la classe politique était arrivée à un consensus: «Les élections de 2011 étaient les plus transparentes». Cette affirmation est remise en cause par deux dirigeants de l’opposition, Ilyas El Omari et Driss Lachgar. Mais ce dernier qui a été le premier à l’annoncer, au point que le Souverain avait, lors de l’ouverture de la session d’automne du Parlement, conseillé de cesser d’être nostalgique du passé et de recourir à la justice en cas de contestation des élections. Aujourd’hui, le premier secrétaire de l’USFP a formulé la réponse à la réplique royale. «Nous pouvons être en désaccord avec le Roi sur un point. Cela ne signifie pas une rupture entre la monarchie et le parti. Au contraire, nous sommes dans notre rôle de dire la vérité au Roi, car cela relève de la responsabilité d’un parti politique», a martelé Driss Lachgar, devant une assistance en majorité surprise par cette sortie, qualifiée d’«audacieuse».  
    Si le premier secrétaire a reconnu le rétrécissement progressif de l’audience de l’USFP, il a toutefois rejeté toute responsabilité dans ce déclin. Depuis son arrivée à la tête de la formation socialiste, il a essayé de remettre sur pied le parti en l’institutionnalisant pour qu’il fonctionne normalement «sans dépendre de certaines personnes ». Ainsi, les journaux et tous les locaux du parti (y compris le siège à Rabat et dans les régions), sont désormais au nom de l’USFP. « Nous n’avons pas de relations avec les différentes couches sociales mais j’ai préparé une politique dont la mise en œuvre commence à donner ses fruits. L’USFP est derrière les protestations des enseignants stagiaires, des étudiants en médecine, des opticiens,… Progressivement, le parti, qui commence à reprendre sa place dans la société, est présent dans tous les dossiers chauds », dit-il.
    Quant à la non-participation au gouvernement, Driss Lachgar l’explique par deux raisons. La première réside dans le fait que Abdelilah Benkirane, au lieu du parti, a contacté des personnes qui voulaient devenir ministres. En outre, la menace d’une scission était tellement forte que les opposants à l’entrée au gouvernement étaient nombreux. Finalement, les instances de l’USFP ont eu le dernier mot.
     

     

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