×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    «Mastermind» dévoile les talents de demain

    Par Aïda LO | Edition N°:4760 Le 27/04/2016 | Partager
    Le programme curatorial propose de découvrir les œuvres de 14 artistes
    L’exposition se poursuit à la Galerie Venise Cadre jusqu’au 1er mai
    mastermin_1_060.jpg

    «J’ai démarré mon travail en prélevant des empreintes sur des lieux historiques autour de la méditerranée où a eu lieu une guerre civile ou une révolution. Sur cette œuvre je travaille à nouveau sur des prélèvements mais cette fois-ci sur des clichés de l’information quotidienne» explique Nissrine Seffar, lauréate du pric Audi Mastermind (Ph. Seffar)

    Rendez-vous annuel artistique devenu incontournable, le programme curatorial «Mastermind» présente sa 5e édition jusqu’au 1er mai à la Galerie Venise Cadre (GVCC). Fondé en 2011 par Anne Laurence Sowan, présidente Mastermind et Mehdi Hadj Khalifa, président Another Life, le programme a pour vocation de «défricher» la scène artistique marocaine émergente. Présentée au sein d’un parcours expographique en format muséal, cette 5e édition propose de découvrir les œuvres de 14 artistes sélectionnés par les organisateurs en collaboration avec la curatrice Yasmine Laraqui. «Avec Anne Laurence et Mehdi nous avons sélectionné 14 artistes émergents marocains dont les travaux plastiques et intellectuels questionnent les discours postcoloniaux et anticapitalistes, dans une société au mode de production composite ; mondialisée sur un système quasi féodal», précise la curatrice. L’exposition d’une grande diversité présente des œuvres pluridisciplinaires qui laissent entrevoir la créativité bouillonnante d’une jeunesse qui ne demande qu’à s’exprimer. En effet, quand Abdelaziz Harraki expose «Gentleman», une installation

    mastermin_2_060.jpg

    A travers la série «Too young to get married», le photographe Mehdi Jassifi souhaite «illuminer l’obscurité de ces âmes brisées» (Ph. Jassifi)

    autour de la robotisation de l’humain, Hicham Matini peint «Image morte», une œuvre qui questionne la relation entre spectateurs et médias. Autre installation, «L’eau onirique caustique» de Hind Khettou réalisée avec des miroirs, un tapis mousse et de l’eau qui fait appel à l’implication des sens du spectateur. Par ailleurs, l’artiste multimédia Lina Laraki expose «Armée de lumière», basée sur une démarche qu’elle appelle «Poetics vs Politics» à travers laquelle elle s’indigne et se révolte. De son côté, Nafie Ben Krich questionne la condition humaine en la comparant à l’élevage de poules et Mehdi Jassifi dérange à travers sa série «Too young to get married». Pour sa part, Nissrine Seffar met en exergue l’implication des femmes dans les révoltes sociales depuis le printemps arabe. L’artiste plasticienne qui vit et travaille en France a remporté le prix Audi Mastermind qui distingue un artiste de la sélection du programme. Des artistes plus créatifs les uns que les autres

    mastermin_3_060.jpg

    Les photographies de Maria Kabbaj sont inspirées de grands maîtres de la photo comme Hiro, Irving Penn et Tim Walker mais aussi des formes minérales: la terre, les rochers… (Ph. Kabbaj)

    transportent le spectateur comme Maria Kabbaj avec sa série photographique «Erosion», Houda Rahmani avec ses dessins portant une réflexion sur la société capitaliste, ou encore Rachid Ouhnini et ses œuvres nostalgiques. La créativité n’est pas en reste du côté d’artistes à découvrir absolument notamment Salim Bayri, Tallal Ibn Khatib, Zahra Sebti et Yasmine Hatimi.
    Ce programme a été créé il y a 5 ans afin d’accorder une visibilité aux jeunes artistes qui proposent un travail contemporain et conceptuel, un art qui intéresse difficilement les collectionneurs. Le pari étant risqué, les galeries sont ainsi frileuses à produire ou à présenter cette jeune génération. «Mastermind» a de ce fait tenu à leur offrir la possibilité d’exposer en prenant en charge un projet par artiste, la

    mastermin_4_060.jpg

    «Cio che resta», photographie de Yasmine Hatimi issue de la série «Amarcord» qui est le résultat d’une auto-fiction intuitive. En capturant des espaces désertés, elle immortalise une errance mélancolique (Ph. Hatimi)

    production pouvant être très coûteuse lorsqu’il s’agit d’installation ou encore de tirage photo. A sa création, «Mastermind» avait démarré autour de la thématique du printemps arabe. Cette première édition avait fait se côtoyer des jeunes talents et des artistes internationaux confirmés. «Au fil des années le programme est devenu maroco-marocain avec beaucoup plus d’artistes. Nous avions commencé avec 5 participants. Depuis 2 ans, la curation est également confiée à de jeunes commissaires marocains», souligne Anne Laurence Sowan. Depuis la 4e édition, le programme est présenté en partenariat avec le cabinet Mazars et «pour la première année, Mastermind a obtenu une vraie reconnaissance avec le soutien du ministère de la Culture et un partenariat avec l’Institut français du Maroc sans oublier nos sponsors CFG Bank et Audi». Grâce aux sponsors, le prix Audi a été créé permettant au lauréat de participer à une résidence en France. Le programme est amené à encore évoluer en invitant lors des prochaines éditions un collectif international.

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc