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    Entreprises

    Grande distribution: L’Onssa durcit le contrôle

    Par Ayoub IBNOULFASSIH | Edition N°:4759 Le 26/04/2016 | Partager
    100 agréments délivrés en mars dernier
    Risque d’intoxication… Le consommateur a sa part de responsabilité

    L’Onssa multiplie les contrôles à quelques semaines de l’avènement du mois de Ramadan. L’autorité chargée de la sécurité sanitaire vient de faire le bilan avec les acteurs de la grande distribution au sujet de la mise en conformité des produits alimentaires aux normes sanitaires. Désormais, l’approvisionnement des enseignes de distribution (GMS) doit, impérativement, être assuré par des établissements agréés par l’Office national de sécurité sanitaire. «Il s’agit de s’aligner sur les exigences de la loi 28.07», explique une responsable à l’Onssa. Dans le cadre de son programme préventif, l’office a délivré en mars 100 agréments et autorisations sanitaires portant le nombre total d’établissements et entreprises alimentaires agréés à 4.380. En exigeant de la grande distribution de s’approvisionner exclusivement auprès d’acteurs agréés, le régulateur compte inciter, implicitement, les établissements alimentaires non agréés à s’aligner sur les normes sanitaires.
    L’autre mesure phare porte sur les produits d’étalage vendus en vrac tels que les fruits et légumes frais, pâtes, riz, les olives ou encore la charcuterie, qui doivent faire l’objet d’étiquetage. Le régulateur exige en effet des enseignes de distribution d’informer le consommateur via des prescriptions précisant le nom et l’origine du produit, la traçabilité, la composition... Afin de maîtriser le risque alimentaire, les acteurs de la grande distribution sont invités à mettre en place toute une organisation pour assurer la trawçabilité des produits périmés. Une situation trimestrielle sera transmise aux services de l’Onssa pour suivre de près le devenir de ces produits qui doivent être systématiquement détruits, soit par les enseignes elles-mêmes ou bien par leurs fournisseurs.
    Mais la vigilance reste de mise. Nombreux sont les établissements qui mettent en vente des stocks de produits dont la date de péremption est presque écoulée. Des produits laitiers frais (yaourts, lait pasteurisé, crèmes desserts, fromages…), viande ou poisson frais emballés...  périssables et qui représentent un réel risque d'intoxication alimentaire. Si la plupart des grandes surfaces les retirent des rayons plusieurs jours avant la date limite, certains «déstockeurs» les gardent  parfois jusqu’à leur date limite voire au-delà. «Les distributeurs sont plutôt réceptifs aux requêtes que nous leur adressons, même si certains d’entre eux prennent du temps avant de réagir», confie Ouadi Madih, sécrétaire général de la Fédération nationale des associations de protection des consommateurs.
    La gestion du risque alimentaire est une mission du service public, contrairement à la sécurité sanitaire qui, elle, demeure un enjeu d’intérêt public. Elle requiert aussi bien l’attention des établissements alimentaires que du consommateur final. Il appartient certes à l’administration de définir les règles du jeu et de vérifier qu’elles soient bien respectées, mais le consommateur détient aussi une part de responsabilité.

    620 tonnes saisies en mars!

    Les brigades de contrôle de l’Onssa ont réalisé 14.992 visites sur le terrain dont 2.808 en commissions provinciales et préfectorales. Ces investigations ont abouti   à la saisie et à la destruction de 620 tonnes de produits impropres à la consommation sur 163.982 tonnes contrôlées. A l’importation, plus de 1,25 million de tonnes de divers produits alimentaires d’origine animale et végétale ont été passées à la loupe. A l’issue de ces contrôles, 2.541 certificats d’admission ont été délivrés et 32,4 tonnes de produits alimentaires ont été refoulés pour non-conformité aux normes en vigueur. Du côté des exportations, 3.586 certificats sanitaires et phytosanitaires ont été délivrés pour les 75.331 tonnes de produits alimentaires contrôlées.

     

     

     

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