×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Fès: Chabat veut marketer ses réalisations

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4758 Le 25/04/2016 | Partager
    L’ancien maire défend son bilan 2003-2015
    Il soigne sa «com» en préparation des législatives
    chabat_hamid_058.jpg

    «Après le 4 septembre dernier, j’ai eu des remords surtout après avoir passé 23 ans dans la gestion communale (à la tête de Zougha et la mairie)… mais finalement, il fallait bien laisser la place aux autres… pour avoir du sang neuf», souligne l’ex-maire de Fès, Hamid Chabat (Ph. YSA)

     A six mois des législatives, Hamid Chabat défend son bilan à la tête du Conseil de la ville de Fès. Une chose est sûre, l’ancien maire veut briguer un nouveau mandat dans l’hémicycle et il affirme qu’il se présentera dans sa circonscription (arrondissement de Zouagha, à Fès). C’était lors d’un point de presse, organisé jeudi dernier à Fès. Pour l’occasion, le SG de l’Istiqlal a fait appel aux services d’une agence d’événementiel pour l’organisation de sa recontre, une première. D’aucuns diront qu’il veut certes soigner sa «com», mais surtout marketer ses réalisations à la tête de la ville entre 2003 et 2015. Mais pourquoi aujourd’hui et pas avant? Chabat croyait «qu’il n’avait pas besoin de présenter son bilan puisque les réalisations sont bien réelles». Faisant un bref passage sur le résultat des dernières communales, l’ancien maire a avoué qu’il a eu des remords après son échec du 4 septembre 2015. «Mais pas plus de 2 jours… finalement, après 23 ans de gouvernance locale dont 12 ans à la tête de la mairie, il fallait bien qu’il y ait un changement. Je respecte la volonté des électeurs», dit-il. Avec une diplomatie inhabituelle de la part du leader de l’Istiqlal, ce dernier «ambitionne de remporter les prochaines législatives ou du moins arriver deuxième». «Je représente une formation indépendante, libre dans ses décisions et choix politiques, et ouverte sur les autres partis», répond-il à ceux qui s’interrogent sur le «soutien critique» au PJD, annoncé après les dernières élections. «Dans la mairie, les élites locales doivent être des catalyseurs pour le développement. Pareil pour les ministres au gouvernement», exprime-t-il. Sans trop tarder, Chabat affirme que son parti veut participer au développement que connaît le pays. «Notre bilan à Fès est plus qu’honorable et les réalisations sont là pour témoigner notre volonté d’aller de l’avant», renchérit-il. Pour appuyer ces dires, un film de 14 minutes sur les réalisations du PI à Fès est projeté dans la salle. Il retrace les principaux projets (voiries, Step, vidéosurveillance, PDRT, PDRA, siège de la commune, etc.) et s’achève par une partie du discours royal, prononcé à l’occasion de l’ouverture d’une des sessions parlementaires en 2013, et dans lequel le Souverain avait cité Fès en bon exemple de gouvernance locale.
    Lors de la rencontre de jeudi dernier, les journalistes ont également reçu un CD et un livre-bilan des projets menés, sous l’intitulé «2003-2015, l’ère de l’édification». Mais pas suffisants aux yeux de Chabat pour qui la présentation exhaustive de son bilan nécessiterait plusieurs jours. Durant plus de trois heures, l’ex-dirigeant de Fès a noté «qu’il faut être un bon gestionnaire, un fonceur, et un facilitateur pour gérer une ville qui a longtemps souffert de la précarité». «Quoiqu’en disent mes adversaires, dès mon élection en tant que président du conseil, j’ai considéré que la ville avait besoin de grands projets… et durant toute cette période, nous avons gouverné en respectant la charte communale», affirme-t-il.
    Douze ans durant (2003-2015), la ville a pris une autre allure. «Fès est la première ville à avoir instauré une démocratie participative en associant la société civile et en optant pour la numérisation de l’état-civil
    (e-gov) pour plus de proximité avec le citoyen, et la vidéosurveillance pour assurer sa quiétude et sa sécurité», explique Chabat. Grâce aussi à l’aménagement des doubles voies et des ronds-points giratoires, le nombre des accidents enregistrés dans le périmètre urbain a beaucoup baissé. D’autre part, des projets d’envergure ont vu le jour comme celui de la première décharge contrôlée (2004) ou encore son usine de valorisation du biogaz. «L’embellissement de la ville par l’édification de fontaines, l’éclairage public, les espaces verts… a engendré un regain de confiance auprès du privé». En outre, le budget de la ville, qui se chiffrait à 280 millions de DH en 2003, s’élève aujourd’hui à près de 800 millions de DH. Sur ce point, Chabat se rappelait «qu’il défendait vivement sa copie auprès des cadres de l’Intérieur qui étaient convaincus de sa capacité à fructifier les recettes de la ville au point de ne lui refuser jamais aucun budget…». Ceci, en référence «au rejet du 1er budget du ministre du Budget à Fès». «Je suis prêt à mettre mon expérience au service du nouveau maire à qui je souhaite plein succès», conclut-il.

    Un rappel à l’ordre

    L’ex-maire a vivement critiqué la programmation des projets de Fès, un grand théâtre, un musée, un palais des congrès, ou encore le traitement de la rivière d’oued Fès, par le Conseil régional Fès-Meknès. «Ces projets relèvent de la ville. Le budget de la région doit être réservé aux provinces et localités pauvres», souligne-t-il. Particulièrement pour le palais des congrès, Chabat affirme qu’il comptait sur «Addoha pour réaliser cette infrastructure dans le cadre de son projet Fès City Center qui a été présenté et lancé par le Souverain». C’est d’ailleurs cette même méthode qu’il avait instaurée avec les autres promoteurs. «Tous les lotissements sont dotés de caméras de vidéosurveillance et de voiries à la charge des opérateurs. Ces derniers nous ont dotés aussi d’une assiette foncière de plus de 30 ha, propriété de la commune… c’est ce qu’on appelle la bonne gouvernance», résume l’ex-maire.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc