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    Culture

    Nicola Salvatore, l’amoureux de la baleine

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4757 Le 22/04/2016 | Partager
    L’artiste pluridisciplinaire italien est connu pour ses travaux sur le mammifère
    Il a réalisé une série d’œuvres dans son atelier à Marrakech inspirées par la COP22
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    Cette œuvre de Nicola Salvatore a été réalisée récemment au Maroc. Elle fait partie d’une série de projets en cours inspirés par la COP22. Le squelette de la baleine fait référence au fait que nous, humains, endommageons l’environnement qui a pour conséquence la mort du mammifère quand l’iceberg se réfère à la fonte des glaces

     

    Il est passionné, amoureux, obsédé par la baleine. L’artiste italien Nicola Salvatore a fait de ce mammifère le fil rouge de ses travaux artistiques depuis ses années estudiantines. Après avoir tout appris sur le cétacé, il en a fait son sujet de prédilection. «Cela fait maintenant 45 ans que je travaille sur la baleine. Depuis 1971, je suis devenu cette baleine, et m’y suis identifié. C’est la mère de la mer», précise Nicola Salvatore. Pour le sculpteur et peintre, il n’y a pas de frontières quant aux modes d’expression artistique bien qu’il préfère la sculpture. En effet, il a exploré divers disciplines et réalisé des sculptures, des peintures, des installations, des photographies… en utilisant différents matériaux comme le bronze, le fer…
    Cet amour pour la baleine qu’il compare à celui d’une femme est une passion qu’il parvient à communiquer à travers son art. En effet, la baleine est chargée de symboles et a toujours inspiré, fasciné et impressionné de part son caractère majestueux. On la retrouve dans la Bible avec Jonas, ou encore dans le Coran avec Younès, mais aussi dans la mythologie grecque et plus récemment dans Moby Dick ou encore Pinocchio.
    Depuis 2 mois, Nicola Salvatore réside à Marrakech. A travers sa dernière série créée au Maroc,  il place pour la première fois, depuis le démarrage de sa carrière, la baleine dans son élément, la mer. Inspiré par la COP22 qui se tiendra en novembre prochain, il décide de créer une collection d’œuvres en rapport avec la thématique du réchauffement climatique. Une série de travaux d’une grande richesse mêlant plusieurs médiums, dont la peinture, la sculpture ainsi que l’installation pour donner un résultat similaire à la photographie. A travers ses dernières œuvres, il fait un parallèle entre notre espèce et celle du cétacé. L’artiste rappelle également que la baleine  a été un rempart contre le changement climatique en régulant l’émission de dioxyde de carbone. Ce phénomène est appelé «la pompe de la baleine»: les déjections de la baleine bleue produisent un plancton qui absorbe le dioxyde de carbone.
    Né en 1951 à Casalbore en Italie, Nicola Salvatore vit et travaille à Côme. Il enseigne la peinture à l’Académie de Brera à Milan, la plus grande du pays. Il a participé à la 10e et 16e Quadriennale de Rome avec une baleine monumentale qui a fait couler beaucoup d’encre. Il a aussi exposé à la Biennale de Paris et à la 53e et la 54e Biennale de Venise. Salvatore a présenté une exposition en solo à la galerie Venise Cadre en 2010 et y a également participé à une exposition collective «La forme animale» en janvier 2015. Depuis 6 ans, il possède une demeure à Marrakech, où la baleine règne en maître. Cette maison secondaire de l’artiste est aménagée tel un petit musée dans lequel les œuvres de nombreux artistes dialoguent entre elles.

     

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