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    Finances-Banques

    45% des entreprises démarrent avec moins de 10.000 DH

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4757 Le 22/04/2016 | Partager
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    Amine Diouri, responsable étude PME à Inforisk (Ph. AD)

    - L’Economiste: Quelles sont les principales surprises de votre étude?
    - Amine Diouri:
    L’une des satisfactions de notre étude est que 21% des entreprises créées en 2010 ont réussi à atteindre le stade de PME en l’espace de quatre ans. Celles qui sont bien capitalisées au départ réussissent à passer le cap rapidement. Elles restent cependant une poignée. De façon générale, la mise de départ est inférieure à 10.000 DH pour 45% des entreprises de notre échantillon. Selon nos statistiques, la majorité des futures sociétés défaillantes se trouvent dans ce groupe. Sur un autre plan, les entreprises ont beaucoup d’effort à fournir en matière de transparence. A peine 25% ont publié quatre bilans consécutifs. L’exercice est très irrégulier pour le reste.

    - Le taux de survie de 95% après cinq ans semble décalé de la réalité. Comment êtes-vous arrivé à ce chiffre?
    - Effectivement ce chiffre peut sembler élevé. Il inclut les entreprises en sommeil qui représentent un tiers de notre échantillon.
    Ce sont des structures qui n’affichent aucun bilan ni aucun événement juridique sur la période. Elles sont vivantes mais inactives. En retraitant ces sociétés, la proportion d’entreprises opérationnelles descend à 60%.

    - Comment se comportent les entreprises marocaines par rapport au benchmark à l’international?
    - La moitié des entreprises nouvellement créées en France disparaissent après cinq ans selon une étude de l’INSEE (2013).
    Ces statistiques englobent les entreprises individuelles (typologie que notre étude ne retient pas), qui ont un taux de mortalité plus élevé. Par ailleurs, une société bien capitalisée au départ multiplie ses chances de survie, ce qui corrobore les résultats de l’étude d’Inforisk.

    - Que relevez-vous sur la santé financière des sociétés âgées de cinq ans?
    - Les TPE (80% de notre échantillon) présentent un risque élevé de défaillance. Croissance nulle de l’activité entre 2012 et 2014, marge nette négative, des délais clients très longs... minent la situation financière de ces entreprises. D’un autre côté, elles ne peuvent compter que sur leurs fonds propres pour se financer: 78% de leurs ressources provenaient des fonds propres et comptes courants d’associés contre 50% pour la PME. 
    Propos recueillis par
    Franck FAGNON

     

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