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Culture

Instant de grâce au Jazzablanca

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4756 Le 21/04/2016 | Partager
Un public conquis devant l’exceptionnelle Melody Gardot
De nombreux concerts sont à venir jusqu’au 24 avril dont Jamie Cullum le 21
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Depuis samedi dernier, Jazzablanca a réinvesti les gradins de l’hippodrome faisant ainsi vibrer la ville blanche aux rythmes du jazz. La 11e édition du festival a d’ailleurs marqué un véritable tournant au niveau de l’organisation de la scène. Ainsi, l’hippodrome propose 3 scènes, la principale (scène Anfa) qui accueille les têtes d’affiche, le Jazzclub invite le public à découvrir des groupes en before et en after des concerts dans une ambiance feutrée. Mais aussi un Live club, nouvel espace qui propose des concerts en after accessible à 100 DH avec une programmation éclectique avec des artistes comme la Bronze, Midnight train ou encore Malca. Autre point fort à découvrir, le Village Jazzablanca avec ses stands de créateurs, de restauration et de concerts gratuits.
Le festival investit également la ville avec notamment la fanfare portée par celui que l’on appelle le gnaoui blanc, Jauk El Maleh, sans oublier les lives au Cas’art au Sofitel Tour Blanche ou encore les animations pour enfants.
Côté concerts, c’est Macy Gray qui a ouvert le bal samedi avec une prestation qui n’a pas forcément fait l’unanimité. Les festivaliers n’ont pas manqué de critiquer son état «douteux»… En revanche, le bassiste et chanteur camerounais Richard Bona a séduit l’audience avec un concert phénoménal aux sonorités africaines et une voix qui n’a pas manqué de donner des frissons aux mélomanes. Tantôt sur des rythmes enflammés tantôt tout en douceur, Bona a su faire danser et émouvoir à la fois, le temps d’une soirée qui a marqué les esprits. Lundi, c’était au tour de Hindi Zahra de s’accaparer la scène Anfa. La bête de scène dont la présence n’est pas sans rappeler celle de Patti Smith, a comme à son habitude, ensorcelé son public. Ensuite, place à Melody Gardot. Tout de noir vêtue, feutre sur la tête et lunette de soleil, elle démarre sa performance avec «Same to you». La chanteuse à la voix aussi puissante que sensuelle et douce a, dès son entrée sur scène, su créer une relation avec son public avec lequel elle a échangé tout au long de son concert et dans un français quasi impeccable.
Accompagnée de musiciens hors pair, Melody Gardot a également fait montre de l’étendue de son talent en maniant guitare et piano tout en faisant voyager le spectateur sur des sonorités groovy et  jazzy mais aussi en se baladant du côté de la bossa nova. Chaque solo était exécuté à la perfection, qu’il s’agisse du trompettiste, du contrebassiste ou encore du saxophoniste qui a impressionné la salle en jouant de 2 saxos à la fois. Après son premier passage au festival en 2013, la diva a encore offert au public de Jazzablanca un moment de grâce.

 

 

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