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    Competences & rh

    Sciences de management
    Promouvoir le modèle de l’entreprise libérée

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    Former les salariés à l’autonomisation
    Sortir du modèle de «petit chef»
    Et miser sur la reconnaissance et la valorisation du salarié
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    Mohamed Benabid (2e à partir de la droite) doctorant à l’ISCAE et à l’Université Paris 8 (et également rédacteur en chef de L’Economiste) a remporté le prix de la meilleure communication «Jeune chercheur» lors des 2e rencontres internationales des sciences du management (RISM). Il a été primé pour son travail intitulé «Entre capacité et crise transformationnelle, proposition d’une conceptualisation pour l’industrie de la presse en ligne» et encadré par les Professeurs Ahmed Azirar et Imad Saleh.
    A droite, Jean Marie Perreti, Professeur à l’ESSEC,  à l’Université de Corse, président de l’Institut international de l’audit social (IAS), et rédacteur en chef de la revue «Question(s) de management». A gauche, Aline Scouarnec, Pr des Universités en sciences de gestion à l’Université de Caen, et présidente de l’Association francophone de gestion des ressources humaines (AGRH), Chakib Bentaleb, professeur à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et président de l’AMGRH (Association marocaine de gestion des ressources humaines) et Soufyane Frimousse, professeur à l’ESSEC chaire du changement et à l’Université de Corse (Ph. Mokhtari)

    C’est bien d’humanisme qu’il est question. Comment soutenir la pratique d’un management innovant, humanisé et humanisant? Ce qui pourrait tomber sous le sens ne l’est pas. Alors chercheurs et praticiens étaient invités à présenter leurs contributions explorant la thématique du changement de management et des économies émergentes. Lors de ces 13è Journées humanisme et gestion et 2è Rencontres internationales des sciences de management, un rendez-vous organisé à Marrakech, toutes les déclinaisons du sujet ont été abordées.
    Les débats ont ainsi tourné autour d’un nouveau management face à des équipes multiculturelles ou à distance, de la mobilité internationale des salariés, ou encore de la question de la mixité hommes-femmes dans les entreprises. Des thématiques qui disent les difficultés d’une transposition de valeurs d’un monde à l’autre, et celles d’une circularité universalisme/contextualisme/singularité. Essaid Bellal, DG du cabinet DIORH, fondé sur des valeurs de respect et d’éthique, déplore la contradiction ambiante entre le discours d’intégrité individuelle et la réalité du terrain. «Nous n’entendons parler que de crises économiques, mais qu’en est-il de la crise de sens, de vision et de gouvernance? En Europe, on assiste au spectacle de la montée des “indignés” et de celle du Front national. On nous rabâche de nous tourner vers l’autre, alors que nous vivons dans un égoïsme croissant. Cette contradiction est partout. Chez nous, le constat d’un Maroc qui change est repris partout, mais demandons à nos jeunes diplômés au chômage depuis des années ce qu’ils en pensent!». Pour lui, manager serait de continuellement s’interroger sur ses actions. Savoir ce qu’elles apportent à l’autre. «Mais alors que la reconnaissance et la valorisation du salarié sont les clés d’un bon management, nos managers ne pensent qu’à s’auto-glorifier» rajoute-t-il. Faire de la mondialisation un processus humanisé est un défi à relever autant dans les pays développés qu’émergents. Pour Marc Deluzet, qui anime l’Observatoire social international, «plus on monte dans la hiérarchie et moins le manager est tenté de se questionner sur ses méthodes». Tout l’intérêt serait pour lui de redonner la place au travail, et non au processus post-résultat. Mettre en avant la coopération du personnel dans l’entreprise pour créer une oeuvre commune. Ou initier les changements d’organisation du travail pour créer du lien social entre les salariés. Car comme cela a été rappelé, la réalité de l’entreprise sur le terrain est très loin de ce qu’on en dit au sommet. Revenir au modèle de l’entreprise libérée, sans radicalité. Car il ne s’agit pas de se passer de direction mais de sortir du profil de «petit chef» en formant les salariés à l’autonomisation.

    RISM

    Initiées sous le thème «Management et Economies émergentes: Universalisme, contextualisation et transformations», les 2e rencontres internationales des sciences de management ont été organisées par l’Académie de management-Maroc, KEDGE Business School, l’Académie des sciences de management-Paris & l’Association marocaine de GRH (AMGRH).
    Cette manifestation a constitué, deux jours durant, un terrain fertile pour les chercheurs et les praticiens pour débattre des grandes mutations de la science de la gestion dans un environnement international marqué par la montée en puissance des économies émergentes, laquelle transformation bouleverse en profondeur le contexte dans lequel évoluent les organisations, les activités et les territoires.

     

     

     

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