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    Analyse

    Animation, culture, loisirs... La ville aura bientôt sa marque

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4754 Le 19/04/2016 | Partager
    25 projets de mise à niveau d’infrastructures sportives en 2016
    Le festival de Casablanca sera ressuscité en 2017
    Et le marathon prévu le 23 octobre prochain
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    «L’enjeu de création d’une marque territoriale réside notamment dans la mobilisation des acteurs du territoire autour d’un projet commun », soutient Mohamed Jouahri, DG de la SDL Casa Events & Animation (Ph. Khalifa)

    Doter la ville de Casablanca d’une marque et d’un logo propres. C’est le but ultime d’un processus enclenché fin 2015 et qui va aboutir d’ici fin 2016. Un budget global de 300 millions de DH est consacré à cette opération de city branding ou marketing territorial qui accompagnera le plan de développement de la métropole d’ici 2020. L’objectif est de hisser Casablanca au rang des grandes métropoles du continent africain et d’en faire un hub financier régional. Mohamed Jouahri, DG de la SDL Casa Events & Animation, en charge de ce projet, explique les enjeux.

    - L’Economiste: Quels sont les chantiers prioritaires de la SDL Casa Events & Animation?
    - Mohamed Jouahri:
    Notre premier chantier d’ordre stratégique consiste à faire aboutir le projet de création de Casablanca en tant que marque. Nous en sommes aujourd’hui à la fin de la 1re phase de ce processus. La nouvelle marque territoriale sera dévoilée au 4e trimestre 2016. La définition du positionnement de Casablanca passe par la prise en compte des grandes tendances économiques aux échelles régionale, nationale et internationale. La concurrence entre territoires s’intensifie dans un contexte de forte croissance urbaine. La course à l’attractivité internationale s’accélère avec une tendance forte à la métropolisation: la compétition se déplace de l’échelle des pays aux métropoles. Aujourd’hui, 16 villes de plus de 3 millions d’habitants en Afrique, 34 sont prévues en 2030. L’enjeu de la création d’une marque territoriale réside notamment dans la mobilisation des acteurs du territoire autour d’un projet commun. Il s’agit de fédérer tous les acteurs: élus, chefs d’entreprise, acteurs socioculturels, enseignement et recherche, sport, tourisme, MRE… tout en faisant adhérer la population.

    -  Vous avez aussi en charge l’animation sportive… Qu’avez-vous prévu sur ce chantier?
    - Le volet sportif est un autre domaine d’intervention de la SDL. Nous assurons ainsi le suivi des travaux au niveau du complexe Mohammed V. Quant aux appels d’offres pour la réhabilitation du complexe Al Amal, il est prévu de les lancer en juin prochain. CEA mène aussi un gigantesque projet de mise à niveau  sociale (jeunesse et sport). Une  convention a été signée dans ce sens en décembre 2015 avec le ministère de la Jeunesse et du Sport, la DGSL et la région de Casa-Settat. Elle prévoit une enveloppe de 415 millions de DH d’ici 2020. Objectif: la mise à niveau et la construction d’équipements sportifs divers (salles omnisports3, piscines semi-olympiques…) sur l’ensemble du territoire de Casablanca. Nous sommes en train de finaliser le recensement des besoins de la ville. En 2016, nous comptons lancer au moins 25 projets de construction ou de mise à niveau.

    - Où en êtes-vous sur le volet événementiel?
    - CEA prend en charge plusieurs évènements à caractère culturel, économique ou sportif. C’est le cas de Jazzablanca, la Smart city expo, le festival des anciennes médinas … Nous organisons aussi le marathon de Casablanca qui se tiendra le 23 octobre prochain. La relance du festival de Casablanca est également prévue.
    Ce festival, lancé en 2005, par les autorités de la ville, rassemblait des millions de spectateurs. Pour la prochaine édition, notre objectif sera d’abord de repositionner ce festival dans l’agenda des évènements majeurs de la ville. Le choix d’un nouveau concept est  en cours de finalisation. Riche d’une nouvelle configuration, la 1re édition est prévue pour juillet 2017. Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que cette nouvelle version du festival sera multidisciplinaire, les 7 arts y seront représentés. Le festival devra toucher toutes les préfectures et l’ensemble de la population de la ville.

    - Le périmètre d’intervention de la SDL couvre-t-il aussi la région Casablanca-Settat?
    - Bien évidemment. D’ailleurs, nous organisons la représentation de la région au Siam. Nous intervenons déjà à Mohammedia, nous le ferons aussi à  El Jadida pour d’autres évènements. La SDL est mise à la disposition de la région et de la ville de Casablanca. Il ne faut pas oublier que dans le tour de table de Casa Events & Animation, la région détient 50%, la commune 43% et le Conseil préfectoral 7%.

    - Avez-vous les ressources humaines qu’il faut pour couvrir tous ces champs d’intervention?
    - La SDL a entamé ses activités avec une équipe réduite qui s’étoffe au fur et à mesure des missions. C’est en fonction de la montée en régime de l’activité de la SDL que nos salariés sont recrutés. Aujourd’hui, nous sommes une dizaine de cadres (taux d’encadrement 100%). Je fais aussi appel au personnel communal dans le cadre des projets supervisés.

    Propos recueillis par Aziza EL AFFAS

     

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