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Hazeb appelle Benkirane à plus «d’humilité»

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4748 Le 11/04/2016 | Partager
C’est indispensable pour aboutir à des consensus
«L’approche participative fait défaut au gouvernement»
L’engorgement du circuit législatif impactera la qualité des lois
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Pour Milouda Hazeb, chef du groupe parlementaire du PAM à la Chambre des représentants, «le gouvernement ne pourra pas soumettre au Parlement l’ensemble des lois prévues dans son agenda législatif» (Ph. L’Economiste)

-  L’Economiste: C’est la dernière ligne droite de cette législature. Quels sont les principaux enjeux de cette session?
- Milouda Hazeb:
Il y a d’abord la mise en œuvre de l’article 86 de la Constitution, qui oblige le gouvernement à soumettre à l’approbation du Parlement toutes les lois organiques. Il reste aujourd’hui 4 lois organiques à mettre dans le circuit d’adoption. Outre le texte relatif à la mise en place du caractère officiel de l’amazigh, il y a d’autres projets tout aussi attendus, notamment ceux sur le droit de grève, le conseil national des langues et l’exception pour inconstitutionnalité. Nous sommes aussi appelés à examiner et voter les projets de lois relatifs aux élections. L’idée est d’immuniser les opérations électorales contre toutes défaillances. Nous visons aussi via ces textes à favoriser une meilleure participation des femmes au sein de l’institution législative. Nous allons aussi nous pencher sur les textes relatifs à la réforme du système des retraites, en plus de l’évaluation des politiques publiques comme cela est prévu par l’article 101 de la Constitution.

- Le gouvernement arrivera-t-il à mettre en place tous ces textes avant la fin du mandat?
- Plusieurs de ces textes sont en attente, et d’autres sont bloqués. Au vu du rythme de travail et de la performance de ce gouvernement, je pense qu’il ne pourra pas soumettre au vote l’ensemble des projets de loi, malgré l’engagement qu’il a pris dans son agenda législatif.

- Cet engorgement du circuit législatif aura certainement un impact négatif sur la qualité du rendu…
- Sans aucun doute! De nombreux projets sont encore bloqués dans les tiroirs ou même dans les esprits des membres du gouvernement. Si jamais ils arrivent à soumettre la totalité de ces textes à l’approbation du Parlement, cela se fera au détriment de la qualité.

- Le gouvernement a aussi révisé les lois électorales. Que pensez-vous du rabaissement du seuil?
- Le gouvernement est toujours en concertation avec les partis pour arriver à un consensus sur les lois électorales. Nous communiquerons notre position finale directement après la fin de ces consultations.

- La rentrée parlementaire coïncide avec un climat social tendu, notamment sur la question de la réforme des retraites. Comment dépasser ce blocage?
- Ce qui pourrait ressusciter le dialogue social et préserver la paix sociale serait une certaine «humilité» de la part du chef du gouvernement. Il n’accorde pas d’importance aux revendications des syndicats. Il devrait opter pour davantage de négociations. C’est la solution idoine pour aboutir à un consensus concernant certains dossiers centraux, dont la réforme des retraites.

- L’initiative du PAM pour la résolution du dossier des enseignants stagiaires a suscité un clash entre le chef du gouvernement et le ministre des Finances. Allez-vous maintenir votre implication dans ce dossier?
- Notre initiative avec l’USFP visait à résoudre ce problème qui a trop duré. Malheureusement, le chef du gouvernement n’a pas donné suite à notre initiative. Notre positionnement au sein de l’opposition ne doit pas nous empêcher de tenter de faire converger les points de vue dans certains dossiers.

- Quelle est la raison du refus des propositions de l’opposition par le chef du gouvernement?
 - Le chef du gouvernement n’a jamais accepté de mener des négociations avec les partis de l’opposition, comme le veut la coutume consacrée par les précédents Premiers ministres. Cela témoigne de sa volonté de décider de façon individuelle, et de l’absence d’appréciation du point de vue des autres forces politiques. L’approche participative fait clairement défaut à l’actuel gouvernement.

- Vous reprochez régulièrement au gouvernement l’absence d’une vision économique cohérente. Quels sont les leviers à activer pour dépasser cette situation?
- Effectivement. Nous estimons que le modèle de développement économique actuel s’est usé. Nous avons le devoir de proposer une alternative. Ce fut l’objet d’une journée d’étude organisée par les groupes parlementaires du PAM dans les deux Chambres. Des solutions économiques alternatives sont prévues dans notre programme politique et électoral.

Légalisation du kif?

Le PJD a accusé le PAM d’utiliser la légalisation du kif pour des raisons électorales. Milouda Hazib s’en défend: «Nous avons eu le courage de soumettre la question de la légalisation du kif au débat public depuis de nombreuses années. Notre objectif est de chercher des propositions économiques alternatives pour cette région, afin d’atténuer la souffrance des populations locales». Pour elle, «les expériences ont prouvé que cette plante sert à bien d’autres choses que la consommation négative. Elle peut être source de gains économiques lorsqu’elle est utilisée à des fins industrielles, médicinales ou thérapeutiques. Malheureusement, le gouvernement, au lieu d’approfondir la réflexion, a préféré mettre en doute nos travaux et émettre des critiques et des caricatures».

Propos recueillis par
Mohamed Ali MRABI

 

 

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