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    Analyse

    Aliments composés: Les ovins et caprins exclus

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4748 Le 11/04/2016 | Partager
    L’import des intrants, un coût annuel de 3,5 milliards de DH
    Il porte sur les sous-produits de l’agro-industrie
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    Bien que le Maroc dispose d’une industrie sucrière, il demeure importateur net de pulpe sèche de betterave. Avec les tourteaux de soja, le volume représente 70% des importations marocaines en matières premières destinées à la fabrication d’aliments du bétail. Le reste est réparti entre le son et les déchets de tournesol

    Les petits ruminants font figure de parent pauvre de l’industrie de la provende. Le million de tonnes d’aliments composés destiné au bétail ne concerne en fait que les bovins, en particulier les vaches laitières. Surtout de race pure. Cette espèce d’élevage valorise mieux cet aliment, car procurant de meilleurs  rendements en termes de production de lait.  
    L’alimentation des ovins et caprins est basée essentiellement sur l’apport des parcours et de l’orge. Le segment d’aliments composés spécifiques aux petits ruminants offre d’énormes possibilités de développement de ce marché. Ceci, en raison de l’insuffisance constatée en ce qui concerne la production et des programmes de soutien à l’engraissement lancés par le département de l’Agriculture. D’autant plus, que, même au sein de l’élevage bovin, le décalage  entre les besoins et le disponible reste énorme. Selon les toutes récentes  données du ministère de l’Agriculture, les besoins s’élèvent à 1,1 tonne/vache/an alors que les disponibilités sont évaluées à 0,85 tonne/animal/an.  
    Lors d’une campagne normale, les cultures fourragères assurent un apport de 4,6 milliards d’UF (unités fourragères). Les zones irriguées sont dominées par des plantes fourragères comme la luzerne, le bersim et le maïs et dans les zones Bour, on trouve essentiellement de l’orge et de l’avoine. Les sous-produits des céréales, constitués de paille et chaume, assurent l’équivalent d’un apport fourrager de l’ordre de 3,5 milliards d’UF. Les parcours y contribuent pour près de 2 milliards d’UF.
    La consommation des céréales porte à raison de 90%  sur l’orge et le maïs. Avec le  son, la pulpe de betterave et les tourteaux, ces produits constituent les éléments les plus importants de l’aliment composé.
    En l’absence d’une réelle production nationale de sous-produits d’agro-industrie et vu l’augmentation de l’effectif du cheptel national, l’import des tourteaux et des matières premières utilisées dans l’industrie de la provende s’est fortement développé ces dernières années. En effet, le volume moyen importé de tourteaux est passé de 611.000 tonnes avant 2008 à 1,4 million de tonnes en 2014. Parallèlement, la valeur de ces importations a été multipliée par trois, passant de 900 millions de DH avant 2008 à près de 3,5 milliards de DH actuellement. Une situation qui s’explique surtout par la hausse des cours à l’international. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée, mais les prix se sont stabilisés à un niveau élevé par rapport aux années d’avant 2008.
    Les tourteaux de betterave et de soja représentent plus de 70% des importations marocaines en matières premières destinées à la fabrication d’aliments du bétail. Le reste est réparti entre le son et les tourteaux de tournesol. On constate également que, depuis 2010, les industriels se sont orientés vers l’import de tourteaux de colza. Le volume porte actuellement sur 100.000 tonnes/an.

     

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