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    Politique

    PJD-RNI: La plaie cicatrise

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4747 Le 08/04/2016 | Partager
    L’incident autour des enseignants stagiaires est clos, selon la majorité
    La crise désamorcée pour éviter un Conseil de gouvernement «explosif»
    Préparer la réunion avec les syndicats sur la réforme des retraites
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     Les patrons des quatre partis de la majorité ont finalement décidé d’éviter les obstacles et les chocs et continuer ensemble jusqu’à la fin du mandat de ce gouvernement (Ph. Bziouat)

    La tension, qui couvait entre le PJD et le RNI, est retombée. Une réunion de la majorité mercredi soir est arrivée à désamorcer la crise entre les deux alliés du gouvernement. Depuis l’attaque de Salaheddine Mezouar contre Abdelilah Benkirane au Conseil national de son parti, le froid entre les deux dirigeants s’est installé. La polémique autour de la réponse de Mohamed Boussaid aux groupes parlementaires des deux partis de l’opposition a mis le feu aux poudres, en poussant le chef du gouvernement à publier un communiqué. Aujourd’hui, le dossier est clos. Du coup, les menaces d’élections anticipées et de gouvernement de minorité sont tombées à l’eau. Les alliés ont décidé de continuer ensemble cette coalition jusqu’à la fin du mandat de cet exécutif.
    Au cours de cette réunion de la majorité, Mezouar a pris la défense de Boussaid. Pour lui, son camarade dans le parti n’a fourni qu’une «réponse technique» aux deux groupes parlementaires de l’opposition (PAM et USFP). «Il ne s’agit nullement d’une position politique destinée à toucher à la fonction du chef de gouvernement», a fait valoir le président du RNI. Finalement, les chefs sont arrivés à la conclusion d’effacer l’ardoise et de repartir du bon pied. D’ailleurs, ils ont décidé d’éviter les chocs et les bras de fer entre les alliés de la coalition gouvernementale. En période préélectorale, le moindre feu allumé peut se transformer en incendie ravageur s’il n’est pas immédiatement contenu.
    Ce résultat est obtenu grâce à l’initiative de Nabil Benabdallah. Depuis le début de la crise entre le PJD et le RNI, le secrétaire général du PPS a joué le pompier. Il est arrivé à convaincre ses pairs de la majorité de traiter les divergences dans le cadre de la commission de la présidence de la coalition gouvernementale, qui regroupe les patrons des quatre partis. C’est ce qui a été fait. Ainsi, Salaheddine Mezouar, Mohand Laenser, Amine Sbihi (remplace Benabdallah en voyage à l’étranger) se sont retrouvés mercredi soir à la résidence du chef du gouvernement qui était accompagné de Mustapha Ramid. Il fallait désamorcer la crise, avant la tenue, jeudi, du Conseil de gouvernement, qui risquait d’être «explosif», pour reprendre l’expression d’un ministre.
    Les patrons des partis alliés ont également abordé la réunion du 12 avril avec les centrales syndicales relative à la réforme des retraites des fonctionnaires. Attention, il faut éviter à tout prix de reproduire le scénario des enseignants stagiaires, avec des sorties de ministres qui risquent d’alimenter la confusion. Donc, aucune voix dissonante par rapport à la seule orientation gouvernementale dans le traitement du sujet. Surtout que c’est sous la pression des syndicats que le chef du gouvernement a accepté de convoquer cette réunion dans le cadre du dialogue social.
    Les centrales ont bloqué l’examen des trois projets de loi relatifs à la réforme des retraites des fonctionnaires au sein de la Commission des finances de la Chambre des conseillers. Dans son argumentaire, le gouvernement avance l’urgence de la réforme vu la situation financière de la Caisse marocaine des retraites (CMR). Selon le ministère des Finances, la CMR a commencé à consommer dans ses provisions, à hauteur de 1 milliard de DH en 2014, plus de 3 milliards en 2015 et 6 milliards cette année. Cela fait un total de plus de 10 milliards de DH. Et en 2022, l’Etat ne sera pas en mesure de servir les pensions de retraites pour plus de 400.000 personnes.  Des arguments qui ne semblent pas convaincre les syndicats qui risquent de tenir la dragée haute au gouvernement. La confrontation entre les représentants des centrales syndicales et le ministre Driss El Azami sur le plateau d’un talk-show politique télévisé a montré des divergences profondes sur la conception de la réforme.

    L’impasse des enseignants stagiaires

    La majorité s’est ressoudée mais le problème des enseignants stagiaires n’est toujours pas réglé. La solution avancée par le gouvernement est portée par le wali de Rabat-Salé-Kénitra, Abdelouafi Laftit. La formule sur la table consiste à recruter, via un concours, les 10.000 concernés en deux tranches. La première, le 1er août  pour pourvoir 7.000 postes budgétaires, octroyés au ministère de l’Education nationale, par la loi de finances en vigueur. Le reste, soit 3.000 enseignants stagiaires, devront passer le 2e concours en janvier 2017. Cette solution est rejetée par les concernés.

     

     

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