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    Economie

    Croissance: Tout au plus 1,5% au 2e trimestre

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4747 Le 08/04/2016 | Partager
    La moitié provient des activités des services
    L’automobile et l’agroalimentaire, les moteurs qui résistent
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    Croissance: Tout au plus 1,5% au 2e trimestre

    Trop molle la croissance en 2016. A l’opposé de la prévision gouvernementale qui table sur un taux de 3%, les pronostics de la Banque centrale et du HCP convergent vers un niveau de moitié plus bas, voire des deux tiers. Dans son dernier point de conjoncture, le HCP fait état d’un taux de croissance du PIB de 1,7% au premier trimestre, en rythme annuel, contre 5,2%, trois mois auparavant. Et le ralentissement devrait se poursuivre au deuxième trimestre en dépit du raffermissement attendu des activités non agricoles. Celles-ci devraient enregistrer une hausse de 2,4%, portée essentiellement par les services. Néanmoins, la contraction de 10,9% de la valeur ajoutée agricole va tirer la croissance vers le bas à fin juin prochain: 1,5%.
    Selon le HCP, le redressement des cultures à cycle végétatif court et des activités annexes à l’élevage, attribuable au retour des pluies, ne suffirait pas à compenser la baisse des productions de céréales, de légumineuses et des cultures maraîchères. L’activité des industries manufacturières devrait rester soutenue, affichant une progression de 2,8%, au deuxième trimestre, en variation annuelle. Par contre celle des mines connaîtrait une légère baisse de régime. Elle résulterait d’une moindre reprise de la demande étrangère adressée aux dérivés des phosphates, notamment les engrais. Le même constat est observé pour les métaux non ferreux.
    Quant aux services, leur valeur ajoutée croîtrait au même rythme que celui enregistré au début de 2016, contribuant pour presque la moitié à la croissance économique globale. La note d’optimisme vient du dynamisme de certaines activités exportatrices, en particulier l’automobile et l’agroalimentaire. Dans l’hypothèse de la poursuite de l’amélioration de la demande extérieure adressée au Maroc, notamment dans la zone euro, ces branches devraient progresser de 4,4%. «De plus, la tendance baissière des matières premières et de l’offre excédentaire des céréales et des métaux industriels vont favoriser l’allégement du déficit commercial», prédit le HCP. Mais le poids du secteur agricole reste déterminant. Le retard des pluies a fortement impacté le déroulement de la campagne, en ce qui concerne l’installation et le développement des semis d’automne. Le déficit hydrique évalué à 82% à fin janvier 2016 aurait réduit le potentiel de production de 17,6% en comparaison avec la moyenne des cinq dernières années. Des régions à fort potentiel comme le Tensift, le Tadla ou encore le Souss ont été sévèrement touchées. Mais l’impact a été quelque peu amorti avec le retour des pluies qui a favorisé l’installation des cultures printanières. De même,   le déploiement du plan d’aide à l’élevage a inversé la situation.

     

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