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    Culture

    Une «Divine Comédie» au Jardin Rouge

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4746 Le 07/04/2016 | Partager
    POES, l’artiste d’avril
    En résidence à Marrakech
    Inspiré par les péchés capitaux
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    L’un des tableaux de cette “Divine Comédie” s’inspire du péché d’orgueil à travers la légende de Gilgamesh, l’une des oeuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité. Grâce à son double Enkidou, ce roi intransigeant de la ville d’Urouk finira par accepter sa condition de mortel (Source: Fondation Montresso)

    L’avarice, la luxure, la paresse… Les péchés capitaux sont le fil rouge choisi par l’artiste POES en résidence au Jardin Rouge, l’un des lieux artistiques phares de Marrakech. Un travail présenté en ce mois d’avril, qui par une explosion de couleurs souligne la situation sociale et politique de notre monde. Une sorte de critique masquée. Depuis le péché originel, rien ne semble avoir vraiment changé.
    L’homme reste englué, damné et condamné. Mais l’artiste offre une réinterprétation pleine d’humour et d’ironie pour faire de cette série des odes poétiques, reflets d’une société. Des messages forts comme des condamnations, et pourtant l’oeuvre de POES est un hymne à la joie et à la légèreté, fait de formes douces et arrondies et de couleurs vives. Le joli monde du graffiti narratif. Son créneau: travailler à partir de la bande dessinée et de la peinture classique pour en détourner la signification première.
    Ses tableaux devenant alors le théâtre réduit de la réalité telle qu’il la voit et la rêve. Cette «Divine Comédie» montre notamment le péché d’orgueil à travers la légende de Gilgamesh, l’une des œuvres littéraires les plus anciennes de l’humanité. Ou comment ce roi intransigeant de la ville d’Urouk, en perpétuelle quête d’immortalité, fait face à son double Enkidou, qui lui est bon, façonné en argile par la maîtresse de la cité. Leur duel où ni l’un ni l’autre ne l’emporte se termine en amitié et complémentarité. A la mort d’Enkidou, Gilgamesh comprend sa vanité et son orgueil et accepte enfin sa condition de mortel. Pour le visiteur, de quoi allier amour de l’art et de l’histoire.
    Comme beaucoup d’autres de sa génération, POES commence à taguer les murs de son quartier de la Défense à Paris. Ne pas y voir là le mauvais garçon en perdition. Il use les bancs de la Sorbonne et s’évade et s’inspire de littérature. Très vite, la capitale devient bien trop petite pour sa débordante imagination. Alors il voyage, de pays en pays, de rencontres en rencontres. Encore aujourd’hui, il vit et travaille sans véritables attaches géographiques, entre Berlin, Lyon, Paris et Marrakech. De nombreuses expositions en poche, des ventes aux enchères signées notamment Artcurial, POES est l’un des artistes réguliers de la fondation Montresso. En résidence au Jardin Rouge, il y avait déjà réalisé la série Story Tellings, exposée à la galerie WallWorks à Paris.

     

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