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    Culture

    Les Musiques sacrées de Fès promues à Paris

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
    La 22e édition présentée au Sénat français
    Un hommage particulier aux «femmes fondatrices»
    L’Inde à l’honneur du 6 au 14 mai, à Fès
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     Du beau monde pour célébrer le lancement de la promotion du Festival de Fès des musiques sacrées du monde en France. De gauche à droite, Chakib Benmoussa, Jack Lang, Abderrafie Zouitene, Christian Cambon et Luc Chatel (Ph. YSA)

    Dernière ligne droite pour la préparation et la promotion du Festival de Fès des musiques sacrées du monde. L’événement qui célèbre, cette année, sa 22e édition aura lieu du 6 au 14 mai sur le thème: «Femmes fondatrices». «Une thématique qui s’inscrit dans la démarche évolutive que connaît le Maroc grâce à l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, «le premier féministe du Royaume», estime Bariza Khiari, vice-présidente du Groupe d’amitié France-Maroc. D’origine algérienne, l’ancienne vice-présidente du Sénat est une grande amie du Maroc et une habituée du Festival des musiques sacrées. «Cette année, je viendrais animer une table ronde lors de son forum, prévu les 8 et 9 mai… et j’insisterai sur le rôle de la femme dans l’éducation des enfants», a-t-elle annoncé. C’était lors de la présentation de la 22e édition, lundi dernier, au Sénat à Paris.
    En effet, l’organisation de la conférence de presse du Festival des musiques sacrées de Fès au Sénat est une initiative de Paulette Brisepierre, ancienne sénatrice UMP des Français établis hors de France, présidente d’honneur du Groupe d’amitié France-Maroc. Chacun connaît la part importante qu’elle a prise dans la qualité de la relation entre nos deux pays. Elle a été à l’origine de l’accueil de cette conférence de présentation au Sénat. Chaque année, le prestigieux bâtiment, situé non loin

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    Pour Bariza Khiari, vice-présidente du GAI France-Maroc, «les femmes ont un rôle important dans l’éducation des enfants aux valeurs et à la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme». Ici, en compagnie de Tajeddine Baddou, ancien diplomate et actuel DG de la Fondation Esprit de Fès (Ph. YSA)

    du jardin du Luxembourg, s’honore d’accueillir cet évènement marqué par un esprit de tolérance et d’humanisme qui est le meilleur rempart contre tous les intégrismes. La culture et la liberté qu’elle implique est un indicateur important du progrès de la démocratie. Dans une région où les Printemps arabes ont donné le meilleur comme le pire, le Festival de Fès est une lueur de progrès, une chance pour la démocratie. Il montre aussi qu’en la matière le Maroc est exemplaire.
    Ce 4 avril 2016, devant des hôtes de marque, comme Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc à Paris, Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe (IMA), Luc Chatel, président du groupe d’amitié France-Maroc, et Christian Cambon, Khiari a parsemé un éclat de rires quand elle a fait remarquer que «le festival qui célèbre les “Femmes” a été présenté seulement par des hommes (dans l’ordre Christian Cambon, Abderrafie Zouitene, Alain Weber…) avant qu’elle n’ait demandé la parole. «En toute légitimité». Suite à quoi, Aberrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès, initiatrice des musiques sacrées, a fait un petit clin d’œil à son épouse en l’a remerciant pour son aide et son appui, et à travers elle toutes les femmes qui, sans elles, rien ne serait possible. Selon lui, «les femmes ont toujours occupé une place importante dans l’histoire du Maroc et dans son évolution». Ainsi, le programme de ce 22e festival leur rendra hommage grâce à plus de 140 artistes venant de 20 pays (Mongolie, Turquie, Iran, France…) qui animeront les différents spectacles, mais aussi grâce aux «journées de Fès», préparées par l’Obs et Le Monde, et qui accueilleront d’éminentes expertes». Au-delà du festival, Zouitene a évoqué, devant les 70 journalistes présents, la dimension culturelle que connaît le Maroc. «Il s’agit d’une impulsion nouvelle donnée par SM le Roi à la culture avec un projet phare comme “Rabat, ville lumière”, la restauration des monuments historiques de Fès, ou encore d’autres sites à Tanger comme les grottes d’Hercule». Et ces projets sont vivement appréciés au Maroc et ailleurs. Christian Cambon, président du Groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat, le 2e plus grand groupe de sénateurs (80) après celui de France-Chine, a souligné que «l’initiative de rendre hommage aux femmes en ces temps troublés est à applaudir». Cambon a émis le souhait de dédier cette édition à Leila Alaoui, «la femme audacieuse et militante, victime de l’attentat de Ouagadougou en janvier dernier, alors qu’elle voulait photographier ces femmes en souffrance». Pour lui, le festival est devenu un lieu de spectacles et de création où se retrouvent les plus grands artistes ou orchestres du monde entier pour une sorte de «Davos culturel» où se rencontrent l’Orient et l’Occident, le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest. La médina de Fès où s’enchevêtrent les ruelles et les constructions est la métaphore de ce festival qui donne la parole aux arts spirituels à multiples facettes du monde entier. «C’est une lueur de progrès du Maroc qui est devenu un enjeu sécuritaire pour toute cette région et pour la France également», estime Cambon. Et de conclure en s’adressant à Chakib Benmoussa: «Nous exprimons notre sympathie suite à l’incident effroyable dans votre résidence».

    Attachement aux valeurs

    Pour Chakib Benmoussa, «le Festival des musiques sacrées est un témoignage de l’attachement du Maroc aux valeurs et au dialogue universel». Le diplomate marocain a noté que la femme est une source d’inspiration. «Elle est aussi créatrice, savante, et fondatrice». Et ce, à l’instar de Fatéma El Fihria, la fille de Kerouan, qui avait construit la Quaraouiyine, la plus vieille université au monde. Pour Benmoussa, «le Maroc a entamé un processus de réformes sur le statut de la femme, la moudawana, la parité et l’égalité des droits». A la fin de son allocution, l’ambassadeur a convié les hôtes du Sénat à venir visiter les réalisations d’un Maroc en pleine évolution, et Fès et ses monuments restaurés, lors de la 22e édition du Festival des musiques sacrées. «La lutte contre le terrorisme et l’extrémisme se fait également grâce à des projets culturels d’envergure», a-t-il déclaré à L’Economiste. Signalons que l’événement a choisi cette année l’Inde comme pays à l’honneur. Il lui dédiera un spectacle grandiose le samedi 7 mai. Le festival donnera aussi une place beaucoup plus importante aux jeunes talents marocains qui auront l’occasion de s’exprimer. En une dizaine de jours, concerts, nuits soufies, tables rondes se succèderont dans différents lieux (voir programme sur www.fesfestival.com). 

    DNES, Youness SAAD ALAMI

     

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