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    Régions

    Comment Marrakech a chassé les horodateurs

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
    Pas moins de 100 procès intentés à la société gestionnaire, Avilmar
    La mairie revient à l’ancienne méthode, celle des gardiens
    Et va créer des parkings souterrains
    parkink_marrakech_045.jpg

    fère revenir à l’ancienne méthode avec une location des espaces à des particuliers, mais avec un meilleur contrôle (Ph. L’Economiste)

    Alors que Marrakech et Rabat ont arrêté la mascarade des sabots, Casablanca va à contre courant en poursuivant sa politique «d’expansion» des horodateurs à tout va. Cette tâche relève de l’ordre public et ne peut en aucun cas être déléguée à des personnes morales de droit privé. Que ce soit à Marrakech, à Rabat ou encore à Casablanca, nombreux ont été les jugements des tribunaux qui ont confirmé  l’illégalité de cette action. Et les sociétés gestionnaires des horodateurs ont  été condamnées à verser des dédommagements. C’est ce qui a poussé d’ailleurs le conseil communal de la ville de Marrakech à abandonner la gestion des espaces de stationnement par le système des horodateurs. La décision est entrée en vigueur le 29 mars dernier. En effet, pas moins d’une centaine de procès ont été intentés à Avilmar, société gestionnaire des horodateurs de Marrakech depuis son installation en raison des poses illégales de sabot. Ce qui n’a pas manqué de peser lourd sur ses objectifs financiers et ceux de la Ville. Rappelons qu’Avilmar est une société de développement local, dont le capital est détenu à hauteur de 51% par le conseil communal de Marrakech et de 49% par CG Park, filiale de CDG développement. Aujourd’hui, la mairie va revenir à l’ancienne méthode, celle d’ouvrir le marché devant les personnes intéressées par la location des espaces de stationnement. Avec une meilleure gestion et contrôle, la mairie espère augmenter ses recettes et investir dans des projets de parkings fermés en souterrains. Le premier sur la liste est un parking multi-étages dans le quartier d’arasât Al Maach qui sera construit sur une superficie d’un hectare sur un terrain adjacent à la place Jemaâ El Fna. Il permettra d’alléger  la pression que connaissent certains axes routiers et surmonter les problèmes dont souffrent les citoyens, notamment
    les litiges avec les gardiens de parkings  mais devrait aussi avoir un impact sur l’image de la ville ocre qui accueille la COP22.  
    En plus de ce parking multi-étages, Marrakech  sera doté d’un autre dédié spécialement pour les deux roues, la ville ayant un parc de plus de 150.000 motos.  Ces nouveaux parkings régleront aussi les arnaques pratiquées par les anciens garages, transformés en parking  et qui pratiquent des prix à la tête du client (jusqu’à 80 DH par stationnement). Les témoignages d’automobilistes notamment des touristes qui se sont fait piéger par ces parkings sont récurrents sur le net.

    A Casablanca, sabots tous azimuts...

    casablanca_sabot_045.jpg

     

    Alors que plusieurs villes (Rabat, Marrakech…) abandonnent l’option de la gestion du stationnement par horodateurs, Casablanca persiste et signe. La SDL Casadev, sortie d’une léthargie de plusieurs années, s’active aujourd’hui à placer ses horodateurs sur les principales artères de la ville, au grand dam des habitants. Tarifs jugés «exorbitants», machines qui ne rendent pas la monnaie, illégalité des sabots… beaucoup s’interrogent sur le bien fondé de cette décision du Conseil de la ville.
    Si les résidents bénéficient d’un tarif préférentiel (50 DH/mois), il n’en est rien pour les salariés (200 DH/mois) et les entreprises (400 DH/mois). Les abonnements (qui ne sont valables que sur un périmètre bien délimité) doivent obligatoirement être payés par trimestre, par semestre ou annuellement. Une dépense supplémentaire pour les automobilistes! Selon le management de la SDL, le but est de dissuader le citoyen de prendre sa voiture. Mais, ne faut-il pas d’abord résoudre le problème des déplacements en amont ainsi que celui des parkings avant d’inciter les automobilistes à abandonner leurs véhicules?
    A.E.

     

    De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

     

     

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