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    Bureau Veritas: Le Maroc érigé en hub africain

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:4745 Le 06/04/2016 | Partager
    La société rayonnera sur plusieurs pays francophones
    L’accréditation Cofrac pour l’ISO 9001/2015 ouvre de nouvelles perspectives
    Un gros marché remporté sur la COP22

    C’est un double coup que vient de réussir Bureau Veritas Maroc. La société vient de recevoir l’accréditation de Cofrac pour la nouvelle norme ISO 9001/2015. Quelques semaines plus tard, elle avait été retenue parmi les prestataires de la COP22 où elle va vérifier que tout l’aménagement du site qui abritera la conférence est conforme aux normes de sécurité.
    Avec le comité d’organisation, Bureau Veritas Maroc discute par ailleurs la possibilité de certifier l’organisation de la COP22 selon la norme «Evènement durable », l’ISO 20.121. Un évènement durable est celui qui sort avec zéro impact négatif sur l’écosystème (par exemple, que le bilan carbone soit nul).
    La nouvelle norme ISO 9001/2015 est en vigueur depuis septembre dernier. Si la version 2008 reste valable jusqu’en 2018, les entreprises qui le souhaitent, peuvent d’ores et déjà se faire certifier selon le standard 2015. Pour les organismes certificateurs, il faut passer l’épreuve de qualification, c’est-à-dire obtenir une accréditation sur le nouveau référentiel.  «L’accréditation Cofrac signifie que nos auditeurs sont qualifiés selon les exigences du nouveau référentiel ISO 9001/2015», explique Omar Benaïcha, directeur général de Bureau Veritas Maroc.
    L’accréditation selon l’ISO 17021 par le Cofrac représente un argument marketing et commercial sur un double plan. Sur le marché marocain, c’est une reconnaissance de la capacité à réaliser des audits de certification des entreprises et des organisations selon la nouvelle version de la norme ISO 9001. Cette compétence couvre les processus d’audit et de certification et les compétences des équipes d’audits.
    Elle constitue un gage de confiance vis-à-vis du marché et rassure les clients.
    Mais beaucoup plus stratégique, cette accréditation permet à Bureau Veritas Maroc de gagner des galons au sein du groupe. Casablanca devient ainsi le centre de compétences pour la certification pour les clients du groupe installés dans les pays francophones en Afrique. Bureau Veritas Maroc rayonne désormais sur plusieurs marchés du continent: Sénégal, Côte d’Ivoire, Congo-Brazzaville, Algérie, Mauritanie, Cameroun, Gabon, etc. Plus question donc d’envoyer des dossiers de certification des clients à Paris. Casablanca assure par ailleurs un transfert d’expertise vers ces marchés. C’est ainsi qu’il a formé et qualifié des auditeurs Bureau Veritas qui opèrent sur ces pays. Avec une centaine de salariés et 75 millions de dirhams de chiffre d’affaires, Bureau Veritas Maroc est positionné sur trois métiers. Le premier, les énergies renouvelables. Dans le solaire, la société assure le contrôle qualité et environnement du complexe Noor de Ouarzazate. Dans l’éolien, c’est aussi Bureau Veritas qui veille à la mise en conformité des 3 parcs éoliens construits par Nareva par rapport à la réglementation en matière environnementale, qualité, etc. Deuxième métier important, l’efficacité énergétique. La société a été l’une des toutes premières entités accréditées par l’ADREE pour les audits.
    Troisième métier de l’entreprise, la construction durable. Même si elle est encore une niche, cette activité est en pleine effervescence. Sur la douzaine de projets certifiés HQSE au Maroc, sept ont été réalisés par Bureau Veritas.

    Le marché des certifications à la peine

    Après des années d’euphorie, le marché des certifications connaît un coup d’arrêt. La demande a été plutôt molle en 2015, en partie à cause du gel du dispositif d’accompagnement de Maroc PME. A cela s’ajoute une conjoncture économique difficile qui a poussé beaucoup de petites et moyennes entreprises à mettre en stand-by leur démarche de certification. Certaines, au moins dans 10% des cas, estime à la louche  le DG de Bureau Veritas, auraient renoncé au renouvellement du certificat. Ces défections ont été compensées par de nouveaux «arrivants». Par ailleurs, les grandes entreprises, habituellement en première ligne dans les démarches de certification, ont quasiment disparu du marché l’année dernière. Résultat, le parc de certificats ne bouge pas. Tous référentiels confondus, le Maroc en compte 1.300. Le potentiel reste donc énorme, les professionnels comptent sur l’effet que joueront les grands donneurs d’ordre dans l’automobile et les énergies renouvelables pour relancer le marché.

     

     

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