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    Finances-Banques

    Marchés financiers: Dégel printanier

    Par Soufiane NAKRI | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
    L’indice MSCI enregistre une hausse inédite au mois de mars
    Les Etats-Unis et le Japon sont les plus performants
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    L’indice du RMB (Yuan) par rapport à un panier de 13 devises continue à s’orienter à la baisse, mais cela s’explique par l’affaiblissement du dollar par rapport aux autres devises.

    Face à une croissance décevante, voilà un  signe qui pourrait donner un peu d’optimisme aux investisseurs. L’indice MSCI monde -calculé par Morgan Stanley, qui évalue la performance des marchés boursiers des pays développés (1600 valeurs dans 22 pays)- a regagné près de la moitié du terrain perdu. Au mois de mars sur l’ensemble des mois, l’indice a enregistré une hausse de 4,4% (voir tableau), alors que depuis le début du trimestre, il affiche une contre performance de -2,9%.
    Il s’agit de la meilleure performance depuis le début d’année. Selon les économistes de la Banque nationale du Canada, cette progression s’explique par la hausse de 6,8% des marchés émergents qui enregistrent leurs meilleurs résultats depuis janvier 2012. Cette performance implique également que les craintes d’une morosité économique mondiale disparaissent. La relance de l’activité économique américaine corrobore cette hypothèse. Après un resserrement de la politique monétaire de la Fed, le marché américain retrouve son appétit. Quant à la Chine,  les analystes de la Banque du Canada ont été soulagés de voir que Pékin s’est détourné de la dévaluation du yuan (RMB) pour redémarrer l’activité économique du pays. Au début du

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    Parmi les plus grands marchés financiers, les Etats-Unis et le Japon affichent une performance de 5,4% et 5% en matière de MSCI.

    Source : FBN Economie et Stratégie (données de Datastream)/ Rapport de la Banque nationale du Canada

    mois de mars, les autorités ont annoncé un déficit budgétaire de 3% du PIB pour 2016, comparativement à 2,5% l’an dernier.
    Les bénéfices industriels étaient en hausse en janvier et février de 4,8% par rapport à douze mois plus consécutifs. Les politiques de Pékin, combinées à un dollar américain plus faible, ont dopé les prix des produits de base. L’indice CRB des métaux est en hausse de plus de 15% depuis le début de l’année. Ce qui engendre moins de déflation au cours des prochains mois avec une augmentation des bénéfices.  
    Ces éléments constituent une condition nécessaire pour que le marché financier chinois reprenne des couleurs. Pour accélérer sa relance économique, la banque centrale chinoise a révisé pour la cinquième fois sa politique monétaire en injectant  une somme de 100 milliards de dollars dans l’économie. La banque a abaissé également les ratios de réserves obligatoires (RRR) - le montant des liquidités que les banques détiennent en tant que réserves imposées aux établissements financiers. Cette politique vise une amélioration de la liquidité du marché financier. La dette est un autre facteur qui tire l’économie chinoise vers le bas. Elle a été multipliée par 60, passant de 500 milliards de dollars en 1990 à 30.000 milliards de dollars, soit plus de 200% du PIB.

     

     

     

     

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