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    Finances-Banques

    Les profits des banques dépassent 10 milliards de DH

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
    Ils sont en hausse de 5% sur un an
    La baisse du coût du risque soutient en partie cette croissance
    Les revenus sectoriels, de 53,3 milliards de DH, tiennent bon
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    L'évolution des créances en souffrance des banques a ralenti à 7% en 2015 à 56 milliards de DH. Le poids de l'industrie dans les impayés est en augmentation depuis 2013. Les créances en souffrance des ménages, elles, suivent le chemin inverse

    Les six groupes bancaires cotés ont engrangé plus de 10 milliards de DH de profits en 2015. C'est la première fois que le résultat net part du groupe dépasse ce seuil. Excepté Crédit du Maroc, les bénéfices sont en hausse pour les cinq autres groupes (Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank of Africa, BMCI et CIH Bank). Globalement, l'amélioration de 5% des profits sectoriels l'année dernière est en partie imputable à un effet périmètre chez les poids lourds du marché. Mais surtout, les résultats ont profité de la baisse du coût du risque. L'indicateur est en retrait dans trois des six banques. Il a pour l'ensemble des opérateurs reculé de 9% à 8,6 milliards de DH après trois années de forte hausse. Les reprises de provisions ont été importantes dans certains établissements. D'un autre côté, les banques sont plus vigilantes sur les nouveaux prêts en resserrant les conditions de financement des entreprises des secteurs les plus exposés à la conjoncture. Ceci a contribué à contenir la progression des créances en souffrance. Les impayés ont augmenté de 7% en 2015 contre 20% l'année précédente. En dehors des ménages dont le poids dans les créances en souffrance (29,4%) est sur une tendance baissière depuis 2013, le sinistre pour les banques provient principalement de l'industrie, selon les données de Bank Al-Maghrib. Le secteur concentre près de 14 milliards de DH d'impayés soit 24,3% des créances en souffrance. Sa part dans le total a augmenté de 4,3 points en deux ans. L'effet Samir joue sans doute un rôle important dans cette évolution. Le BTP (10,3%) et le commerce (10%) sont les deux autres principales branches d'activité à alimenter la casse. Ces secteurs sont aussi les plus touchés par les défaillances d'entreprises.

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    L'amélioration du coût du risque en 2015 a en partie soutenu les résultats des banques. Mais les perspectives sur le marché domestique restent incertaines

    Le climat de morosité n'a pas cependant affecté outre mesure les revenus des banques. Le produit net bancaire sectoriel s'est établi à 53,3 milliards de DH en légère hausse de 1%. Cette croissance relativement faible est à attribuer à la chute du résultat des activités de marché dans un contexte moins favorable qu'en 2014 où la baisse des taux obligataires avait propulsé les résultats de cette ligne de métier. Cette composante du chiffre d'affaires a ainsi baissé de 24% à Attijariwafa bank et 45% à BMCE Bank. Le repli est contenu à 1,2% à la BCP.
    Mais le cœur de métier, c'est-à-dire A retail, s'est bien comporté. La situation est variée selon les établissements. Mais au-delà du marché domestique, Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank of Africa capitalisent sur leurs activités à l'étranger. Les trois groupes génèrent une partie substantielle de leurs revenus en Afrique. L'effet de rattrapage fait que la croissance de l'activité commerciale reste soutenue sur les différents marchés d'implantation.
    Sur le marché local, les perspectives sont incertaines dans un contexte de faible croissance. Quoique le discours au sein de la profession reste positif. Ce qui est sûr, c’est que la maîtrise des charges sera un enjeu de taille encore plus dans l'environnement actuel. Le coefficient d'exploitation sectoriel (hors dotations aux amortissements et aux dépréciations des immobilisations incorporelles et corporelles) s'est dégradé de 2,2 points l'année dernière à 45,6%. La situation est différente d'une banque à l'autre, sachant que le rythme de développement n'est pas identique.

     

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