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    Régions

    Casablanca/stationnement
    Forte tension autour des horodateurs

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
    Les tarifs d’abonnement jugés «exorbitants»
    A peine un chiffre d’affaires de 4,5 millions de DH en 2015
    Une police administrative pour la pose du sabot
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    Les automobilistes pourront payer leurs abonnements (par trimestre, semestre ou annuellement) en liquide, via une carte prépayée ou leurs téléphones mobiles (Ph. F. Al Nasser)

    Où va l’argent des horodateurs? Le sabot légal ou pas? Quel est le sort réservé aux gardiens… Autant de préoccupations chez les Casablancais, notamment ceux habitant ou travaillant dans les nouvelles zones de stationnement gérées par la SDL Casadev. L’entrée en vigueur, cette semaine, de nouveaux horodateurs sur plusieurs artères n’est pas passée inaperçue. Beaucoup se posent la question sur les tarifs jugés «exorbitants» des abonnements dans ce quartier très fréquenté, abritant commerces, professions libérales et entreprises toutes activités confondues.  
    Invité par l’émission «Les Experts» de radio Atlantic (jeudi 31 mars), Nabil Belabed, DG de Casa Développement (Casadev), s’est voulu plutôt rassurant. «Les horodateurs ne datent pas d’aujourd’hui, ils ont fait leur apparition à Casablanca dès 1993», rappelle-t-il. La nouveauté, c’est que la SDL, en tant que bras exécutif de la ville, va gérer directement le stationnement sur voirie et en surface, au lieu de recourir au mode de gestion déléguée. «Nous nous sommes contentés de mettre les horodateurs sur les grandes artères pour le moment», précise le DG de Casadev. L’idée est d’aller progressivement vers une gestion intégrale du stationnement. A terme, les autorités locales veulent pousser le citoyen à recourir à d’autres moyens de locomotion que sa voiture (covoiturage, transport en commun…). «Sauf qu’en amont, nous n’avons pas les moyens de transports publics adéquats, comme c’est le cas en Europe ou ailleurs», fait remarquer à juste titre un auditeur.
    Mais pour le DG de Casadev, la ville n’a pas le choix. Casablanca, une métropole tentaculaire, où circulent chaque jour près de 1,2 million de véhicules (selon les statistiques de 2014), doit prendre aujourd’hui «des mesures volontaristes afin d’éviter le congestionnement du trafic», explique Belabed.
    Pour éluder le problème de l’illégalité du sabot (sur lequel ont buté les conseils des villes de Rabat et Marrakech), la SDL compte recourir à des agents assermentés de la police administrative communale. Bien qu’ils ne soient pas encore assez nombreux.
    Quant à l’argent gagné via les horodateurs, il sert à payer les charges de la SDL qui est toujours en phase d’investissement. La preuve: en 2015, le chiffre d’affaires de Casadev n’a pas dépassé les 4,5 millions de DH (stationnement sur voirie et surface), sachant que les parkings génèrent plus de recettes. L’objectif est d’élargir au fur et à mesure le territoire géré par la SDL afin d’augmenter ses recettes.
    Les tarifs d’abonnement démarrent à 50 DH/mois pour les résidents, 200 DH/mois pour les salariés et 400 DH/mois pour les entreprises. Et pour leur faciliter la tâche, ces derniers pourront payer leurs abonnements (par trimestre, semestre ou annuellement) en liquide, via une carte prépayée ou leurs téléphones mobiles.
    Aujourd’hui, la SDL a placé ses horodateurs sur les principales artères de la métropole (Al Massira, Zerktouni,
    2 Mars, Gandhi, Bir Anzarane, Roudani, Yaâcoub El Mansour…). Les gardiens opérant sur ces axes se sont vu proposer des postes d’emploi dans la SDL. «Sur 17 contrôleurs recrutés par Casadev, 12 sont d’anciens gardiens», confirme Belabed. Selon lui, tous ceux qui ont voulu se reconvertir ont été intégrés.
     

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