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    Entreprises

    TPE/PME: Les pistes vers l’international sont ouvertes

    Par Fatiha NAKHLI | Edition N°:4742 Le 01/04/2016 | Partager
    Le rôle de la Chambre de commerce est de démystifier l'internationalisation
    Maîtrise du numérique, formation continue, développement durable... conditions sine qua non
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    André Marcon, président de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie France (CCIF), rappelle que les TPE/PME peuvent décrocher des marchés à l’étranger et trouver des correspondants sur place, sans avoir forcément à se déplacer (Ph. F.N)

    - L’Economiste: L’internationalisation des TPE/PME tient une place importante dans votre discours…
    - André Marcon:
    En France, le tissu économique est composé de grandes entreprises mais aussi à près de 80% de TPE/PME. Et c’est d’elles que nous nous préoccupons le plus parce que les enjeux sont très forts. En fait, les grandes entreprises françaises n’ont pas besoin des chambres de commerce, elles vont à l’étranger et sur tous les marchés avec leurs propres forces et leurs propres organisations. Pour nous, le but c’est d’amener les TPE/PME à l’étranger, avec les grandes entreprises. Notre rôle est donc de leur suggérer les pays où elles vont pouvoir faire des affaires et les interlocuteurs avec qui elles vont pouvoir traiter. Et à travers notre engagement, nous devons leur prouver que l'international peut participer à leur développement.
     
    - Même en tant que petites structures?
    - Oui, bien sûr, parce qu’il n’y a pas de structure, quelle que soit sa taille, qui ne puisse aller vers l’international. C’est vrai, il y en a qui n’iront jamais notamment, celles qui vivent fort bien de leur marché local et qui n’éprouvent pas le besoin de se développer sur d’autres territoires. D’autres ont très peur de tenter l’expérience. Notre rôle est donc de démystifier, sachant que pour certains métiers, l’internationalisation est une démarche lourde, mais ce n’est pas le cas pour d’autres. Les TPE/PME peuvent décrocher des marchés à l’étranger et trouver des correspondants sur place, sans avoir forcément à se déplacer. Ce qui demande de connaître les bons interlocuteurs et c’est un travail en amont sur lequel les chambres de commerce et d’industrie peuvent les aider.
    - La maîtrise de l’outil numérique est importante pour relever le challenge…
    - Sans acculturation numérique, il serait en effet difficile de prétendre développer son entreprise. Je parle de ce qu’on peut faire grâce au numérique en termes de management, marketing, organisation… pour créer de la valeur ajoutée. Le nouvel enjeu aujourd’hui est aussi le développement durable. Il s’agit aussi d’être en respect avec son environnement et de préserver sa source de richesse, c’est ce que nous appelons les entreprises responsables. L’autre volet sur lequel nous insistons beaucoup est celui de la formation continue, qui, en France n’est pas assez présente dans la vie des entreprises. Ces trois constantes combinées, à savoir, la maîtrise du numérique, le positionnement dans le développement durable et la formation continue sont autant de piliers pour les TPE/PME pour facilement s’ouvrir à l’international et comprendre son langage.
    Propos recueillis par Fatiha NAKHLI

     

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