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Entreprises

PSA Peugeot Citroën Maroc
L’effet politique des écosystèmes

Par L'Economiste | Edition N°:4726 Le 10/03/2016 | Partager
Objectif : 1 million de véhicules d’ici 2020
Taille critique: Le défi d’attirer les 2 et 3e constructeurs
Formation: Un dispositif de 6.000 euros pour ingénieurs et 4.500 euros pour techniciens

 

Parmi les principaux objectifs de la stratégie d’accélération industrielle, une capacité de production de 1 million de véhicules d’ici 2020 (dont 200.000  voitures produites par PSA)

L’industrie automobile est érigée en secteur stratégique pour le gouvernement. C’est d’ailleurs depuis 2 ans la première activité à l’export, loin devant les phosphates. A l’origine de cette mobilisation tous azimuts autour de l’automobile, la politique des écosystèmes enclenchée depuis le lancement de la PAI (accélération industrielle en 2014). Abdelouahed  Rahal, chef de la Division des industries de l’automobile, aéronautique et électronique au ministère de l’Industrie, l’a d’ailleurs confirmé mardi 8 mars, en marge de la rencontre sur le sourcing, organisée par la CFCIM en présence des responsables Achats de PSA Maroc. Parmi  les principaux objectifs de la stratégie d’accélération industrielle, une capacité de production de 1 million de véhicules d’ici 2020 (dont 200.000  voitures produites par PSA et 400.000 par Renault-Dacia). Pour consolider ces acquis et pérenniser la plateforme Maroc, tout l’enjeu consiste à attirer de nouveaux constructeurs.  

Des pourparlers avancés sont d’ailleurs en cours avec Volkswagen, Ford ou encore Seat… pour optimiser leur sourcing local en matière de composants depuis le Maroc. L’autre défi majeur consiste à développer la compétitivité logistique. L’expérience de Tanger Med avec Renault est concluante en la matière. L’idée est de dupliquer ce modèle de synergies dans d’autres villes telles que Kénitra, pour pouvoir produire et livrer dans des délais courts et à des coûts très compétitifs.  Sur un tout autre registre, et dans une perspective de développement de l’expertise locale, le Maroc financera un centre qui sera dédié et géré par les professionnels du secteur de l’automobile. Ce centre aura pour objectif de tester et valider les modèles fabriqués au Maroc. Une plateforme qui sera financée à 100% par l’Etat. Ce sont les industriels eux-mêmes qui vont gérer ce centre à travers l’Amica. Mieux encore, le plan d’industrialisation a nécessité la mobilisation de 275 hectares pour le secteur automobile. Pour la première fois, l’Etat prend en charge, pour une durée de 2 ans, le coût de location à hauteur de 3 euros (environ 33 DH) le mètre carré par mois. 

Le plan d’accélération industriel de la filière automobile vise la création  de 165.000  emplois d’ici 2020

(Source: Ministère de l’Industrie)

Cerise sur le gâteau, des solutions de financement viennent d’être mises en place. A cet effet, le ministère de l’Industrie a signé 3 partenariats avec les banques (Attijariwafa bank, BCP et BMCE Bank of Africa). L’objectif est d’accompagner les investisseurs qui souhaitent s’implanter au Maroc. «Les banques peuvent débloquer des crédits voire faire des avances rien que sur la base du contrat signé avec l’Etat», annonce le chef de Division au département Elalamy.   La compétitivité du site Maroc est d’ailleurs saluée par des constructeurs de renom. Selon des cadres de PSA, la qualité de la main d’œuvre, l’optimisation logistique, le potentiel de développement d’une intégration locale profonde… sont autant d’éléments déterminants. S’y ajoutent les packages incitatifs offerts pour le développement d’écosystèmes (financement, formation, accompagnement, foncier…) Sur les écosystèmes, six contrats ont déjà été signés, dans le câblage, métal emboutissage, power train, sièges/intérieur véhicule, batteries. Un autre contrat est en cours de finalisation. Ces écosystèmes sont tirés également par des locomotives, comme l’équipementier «Faurecia», «Value», des grands acteurs qui opèrent dans plusieurs secteurs.

Sur le choix et les motivations qui ont favorisé le site Maroc, les cadres de PSA évoquent de nombreux avantages. Parmi eux, la compétitivité du bassin de sourcing, des conditions macro-économiques stables et compétitives, la qualité de la coopération avec l’Etat qui est extrêmement mobilisé dans le développement de la filière automobile, ou encore la qualité des infrastructures (routes, autoroutes, réseau ferroviaire, ports, RH, dispositifs de formation, hub régional…).

 

Aide à la formation

Sur le plan de la formation, là encore le Maroc fait preuve d’innovation. La nouvelle formule a pour objectif de former les salariés selon des standards internationaux. Il s’agit, à l’instar de l’aéronautique, d’un dispositif d’aide à la formation qui s’articule sur l’octroi d’une subvention de 6.000 euros (environ 66.000 DH) pour chaque ingénieur et 4.500 euros pour chaque technicien. La souplesse et la flexibilité de ce dispositif se caractérisent par le libre choix de l’opérateur de la formation de ses salariés, soit au Maroc ou à l’étranger.  

Soufiane NAKRI

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