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Analyse

Société digitale: Des opportunités à saisir, mais il faut s’y préparer!

Par L'Economiste | Edition N°:4726 Le 10/03/2016 | Partager
La faiblesse de l’infrastructure de connexion peut freiner les implantations au Maroc
Nécessité de pôles d’excellence avec fort potentiel à l’export
De nouveaux canaux pour défendre les intérêts stratégiques

Selon l’IRES, «une société digitale est moderne et progressiste. Elle résulte de l’adoption et de l’intégration des technologies de l’information à la maison, au travail, dans l’éducation et dans les loisirs. C’est un double univers, numérique et physique, dans lequel les biens, services, connaissances… deviennent à la portée d’un doigt sur un écran tactile»

«L’utilisation des technologies de l’information facilite non seulement l’accès à la consommation, à l’éducation et aux services, mais améliore aussi le processus démocratique». Le constat de l’Institut royal des études stratégiques dans son rapport annuel montre les opportunités qu’offre la société digitale, devenue une réalité à laquelle aucun pays ne peut échapper. Car, «les flux exponentiels d’informations et le développement des hardwares et des softwares ont fait entrer le monde dans une révolution systémique sans précédent», selon ce document. C’est une véritable mutation de la société, qui se concrétise à une vitesse tranchant avec le processus lent qui a marqué la précédente révolution industrielle, ayant permis la reconversion des travailleurs pour mieux s’adapter aux nouvelles réalités économiques. C’est dire tous les défis qui se posent au Maroc pour éviter que la fracture numérique ne se creuse davantage par rapport aux autres pays.
L’étude réalisée par l’IRES pointe «le risque de perte de vitesse dans la course à la digitalisation économique, du fait de l’infrastructure de connexion à haut débit, qui peut décourager autant les initiatives locales que les désirs d’implantation au Maroc». Certaines actions ont été déjà déployées pour résorber le gap dans le cadre du plan Maroc Numéric, notamment en matière de «généralisation de l’usage et de l’équipement en technologie de l’information des acteurs de l’enseignement ou d’autres catégories socioprofessionnelles». C’est le cas notamment de l’opération des tablettes au profit des étudiants qui avait suscité la polémique ou encore le programme Moussanada TI piloté par l’ANPME. Mais au-delà de ces initiatives, l’objectif de la réduction de la fracture numérique passe par «l’émergence de pôles d’excellence en technologie de l’information, avec un fort potentiel à l’export», selon le rapport de l’IRES. D’où l’importance des technopoles, ceux de Casablanca et Rabat entre autres, dans le développement d’un écosystème favorisant l’intégration de différentes filières liées à l’économie numérique. Surtout que ce secteur «est porteur de nouveaux emplois, tant dans la production, la distribution et les services TIC, que dans les domaines connexes, comme le recyclage des déchets électroniques», peut-on lire dans ce document.

Au niveau gouvernemental, «la dématérialisation des données publiques contribuerait à fluidifier une administration souvent engorgée». Si le gouvernement avait annoncé plusieurs chantiers dans ce sens, notamment dans le domaine de l’état civil, les services les plus aboutis sont ceux lancés par la direction des Impôts, comme la télédéclaration et le télépaiement, en dépit de certains couacs. L’expérience du paiement de la taxe automobile sur Internet ou dans les guichets bancaires a justement permis de soulager les fonctionnaires du fisc et d’éviter aux citoyens les interminables files d’attente.

Globalement, l’étude réalisée par l’IRES a mis l’accent sur une série d’actions prioritaires à mener par le Maroc afin de réduire la fracture numérique. Sur le court terme, il s’agit de «promouvoir les offres d’équipement en technologie de l’information à des prix accessibles». A cela s’ajoute la nécessité de «doter le pays d’une stratégie de cyberdéfense, destinée à la fois à lutter contre la criminalité, à soigner sa e-réputation et à développer une e-diplomatie au service de ses intérêts stratégiques». Sur ce point, le dernier Conseil des ministres, tenu à Laâyoune, a connu l’adoption d’un projet de décret définissant les procédures de protection des systèmes d’informations sensibles. C’est l’administration de la Défense nationale qui se chargera de l’élaboration des règles et des normes de sécurité relatives à ce domaine.

Préparer la reconversion

Au-delà des actions à mener à court terme, le rapport de l’IRES propose une série de mesures qui s’étalent sur plusieurs années. Il s’agit notamment «d’accompagner la digitalisation tant pour accélérer ses effets bénéfiques sur l’économie et la société que pour en atténuer les nuisances». Ceci est d’autant plus important que la révolution digitale n’est pas seulement porteuse d’opportunités. Mais également de grandes menaces en termes d’employabilité si ce virage n’est pas bien négocié. Car, «l’automatisation croissante, qui ouvrirait une ère d’abondance, va tout d’abord détruire des emplois à un rythme sans doute supérieur aux capacités de reconversion.

M. A. M.

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