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AWB: La filiale tunisienne résiste à la dépression

Par L'Economiste | Edition N°:4722 Le 04/03/2016 | Partager
Hausse de 25% du résultat net en 2015
«Nous ne sommes pas très exposés sur le tourisme»

Hicham Seffa, directeur général Attijari bank Tunisie*: «Le contexte économique est peu favorable, mais nous essayons de faire mieux que la concurrence» (Ph. HS)

Cotée à la Bourse de Tunis, Attijari bank Tunisie est le troisième contributeur au résultat net part du groupe Attijariwafa bank derrière la banque au Maroc et Wafa Assurance. En 2015, sa contribution au RNPG s’est renforcée de 19% à 279 millions de DH. L’opérateur tire son épingle du jeu dans une conjoncture assez difficile, marquée notamment par le net ralentissement de l’activité économique en Tunisie. Pour autant, l’activité commerciale connaît une évolution nettement supérieure à la croissance économique. La banque revendique une part de marché de 10,5% sur les dépôts et 8,1% sur les crédits dans un marché qui compte pas moins de 24 opérateurs.

- L’Economiste: Comment ressentez-vous le ralentissement économique en Tunisie?
- Hicham Seffa: La croissance économique a beaucoup ralenti depuis le printemps arabe. Nous avons des niveaux de progression du PIB qui ne permettent pas de résorber le chômage par exemple. Il faut une croissance de l’ordre de 6 à 7% pour y arriver. Or, nous sommes totalement déconnectés par rapport à ces taux.
Malgré tout, il y a des secteurs économiques qui continuent de prospérer et sur lesquels la banque continue d’améliorer son positionnement. Nous sommes présents en Tunisie depuis dix ans et nous avons effectué un grand travail en matière de maillage réseau. Notre maître mot est la proximité avec la clientèle. Nous sommes aujourd’hui une banque de référence sur le marché des particuliers mais aussi des entreprises. Certes, nous avons un contexte peu favorable, mais nous essayons de faire mieux que la concurrence.

- Des secteurs comme le tourisme sont durement touchés. Que relevez-vous en termes de sinistralité?  
- Tout dépend de la composition du portefeuille. Nous ne sommes pas très exposés sur le tourisme. Cela ne veut pas dire que nous ne finançons pas ce secteur. Nous sommes très sélectifs à l’instar de tous les projets qui nous parviennent. C’est dans la culture du groupe d’avoir une gestion proactive du risque.

- Quels sont les chantiers prioritaires que vous allez traiter en 2016?
- Nous misons beaucoup sur la qualité de service. Dans un environnement aussi concurrentiel, cela est primordial. C’est aussi un sujet à risque parce que quand on parle de qualité de service, il faut l’assumer. Aujourd’hui nous avons les arguments pour y arriver. Par ailleurs, il y a un grand travail qui est en train d’être effectué sur le multicanal.o
Propos recueillis par
 Franck FAGNON

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* Interview réalisée au Forum international Afrique Développement (25-26 février 2016)

 

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