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    Economie

    Statistiques: Les pays arabes accordent leurs violons

    Par L'Economiste | Edition N°:4688 Le 18/01/2016 | Partager
    ArabStat, une plateforme régionale pour l’harmonisation des données
    Bank Al-Maghrib accélère la normalisation de ses comptes

    L’Intégration financière des pays arabes passera-t-elle par les statistiques monétaires? Bank Al-Maghrib, qui est très à cheval sur la collecte et la diffusion régulière de données, y croit. «Les négociations pour le lancement d’Arabtat sont bien avancées», relève un responsable de la banque centrale. Cette plateforme, à l’image de l’Eurostat et l’Afristat, est chargée de produire des statistiques uniformisées des pays arabes. Sauf que pour accorder les violons de plus de vingt pays, il faut du temps… beaucoup de temps. Ce projet d’harmonisation a été initié en 2012, suivant les recommandations du FMI, pour compenser le manque en matière de données statistiques. Selon l’organisme international, seuls 5 pays de la région (dont le Maroc) sont pleinement impliqués dans l’indice SDDS (Special Data Dissemination Standard), qui impose le respect d’une série de conditions dont la publication de toutes les données statistiques. La majorité des Etats arabes optent plutôt pour un système de reporting général (GDDS), moins contraignant. Or, l’effectivité de l’ArabStat passe essentiellement par son utilisation efficiente, à travers le respect des critères internationaux. Les données statistiques et financières doivent donc être conformes aux normes pour être vraiment exploitables dans la détermination des choix de priorité économiques et la détermination d’un niveau de développement plus équitable.
    Selon Bank Al-Maghrib, certains pays qui traînaient encore les pieds sont désormais plus réceptifs. «Les pays les plus avancés se sont engagés à apporter leur soutien et leur expérience aux autres Etats pas encore à jour», souligne le responsable. Et ce afin d’agir sur la manière dont les statistiques sont collectées en fiabilisant les sources et le traitement des informations. Surtout que ces statistiques sont très importantes pour atténuer les risques et nécessaires pour la mise en place d’une feuille de route pour aider les décideurs de la région à orienter les politiques économiques des pays. Selon la banque centrale, «les systèmes de reporting doivent être harmonisés afin de permettre aux Etats d’élaborer des statistiques de qualité, donnant une idée objective sur leur situation économique, financière et sociale, en plus de la possibilité de procéder à des comparaisons fiables aux niveaux régional et international».
    Une vision qui rejoint celle de la Ligue arabe. Celle-ci est déjà dotée d’une commission de la statistique (dont le HCP est membre) qui se charge de la collecte des données macroéconomiques et financières.

    Le processus se poursuit

    Bank Al-Maghrib poursuit la mise en conformité des méthodes de comptabilisation de ses comptes avec les normes internationales. La récente révision apporte davantage de précisions à la méthode de calcul des réserves internationales nettes. Cette troisième phase de convergence des statistiques monétaires s’aligne ainsi sur les principes exigés par le FMI. La démarche d’alignement du champ de couverture des statistiques monétaires à l’ensemble des sociétés financières va se poursuivre. Les derniers travaux de la Banque centrale se sont concentrés sur les caisses de retraite relevant du secteur financier. Ainsi, les données relatives à la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) et la Caisse nationale de retraites et d’assurances (CNRA) devront être intégrées dans le reporting de BAM dès le second trimestre 2016. «L’élargissement s’étendra ensuite aux banques participatives dès qu’elles seront opérationnelle», affirme le responsable de Bank Al-Maghrib.

    A. Lo

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