×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    El Malki au Club de L’Economiste
    Industrie: Ces boulets qui gênent le décollage!

    Par L'Economiste | Edition N°:4688 Le 18/01/2016 | Partager
    Le secteur n’a pas encore rattrapé son retard
    Les plans pèchent par manque de suivi et d’évaluation
    Automobile et aéronautique: l’intégration industrielle fera la différence

    Pour Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture, la stabilisation de la croissance passera par une industrialisation intensive, productrice de valeur (Ph. Jarfi)

    «L’industrie ronronne»! Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture (CMC), ne fait pas dans la demi-mesure lorsqu’il s’agit d’apprécier les acquis du secteur industriel. « L’industrie reste l’un des maillons faibles de la croissance. Cela, bien en dépit de la succession de plans de développement dédiés au secteur (Emergence I, II et Plan d’accélération industrielle)». Les facteurs de ce paradoxe sont multiples. En tête de liste, figurent ces facteurs-clés qui conditionnent le progrès industriel du pays, mais sur lesquels les investisseurs butent encore.  Il s’agit, entre autres, de l’indisponibilité des ressources humaines, de l’insuffisance de leur qualité, de la pression fiscale, de la rareté du foncier ainsi que de l’attractivité globale aux investissements. «L’industrie est un processus assez long qui requiert une stratégie volontariste avec toutes ses exigences. C’est ce qui explique pourquoi les différents plans d’industrialisation, malgré leur qualité technique, n’arrivent pas à décoller», explique le patron du CMC. À cela s’ajoute aussi l’absence de culture de suivi et d’évaluation des feuilles de route déjà déployées. «Même au niveau des lois de Finances, on ne se dote pas d’instruments et moyens pour procéder à une évaluation d’impact de ces plans. Il faudrait pourtant un suivi pour ne pas reproduire les mêmes objectifs et repartir, de manière mécanique, sur les mêmes erreurs», pense le président du CMC.
    Ce dernier entrevoit toutefois des avancées stratégiques sur des secteurs d’avenir que sont l’automobile et l’aéronautique. Encore une fois, en 2015, ces secteurs font mieux que les phosphates à l’export.  Les expéditions du secteur automobile ont progressé de 8,4 milliards de DH, soit une hausse de 21% en glissement annuel. Il en est de même pour les exportations de l’industrie aéronautique qui progressent de 4,5% à fin 2015, pour s’établir à une valeur globale de 7,2 milliards de DH. Cette dynamique compense celle de secteurs historiques comme le textile en difficulté à l’export.
    Ces performances sont tout de même à relativiser. «Quand on pousse l’analyse plus loin, on constate que l’on fait beaucoup plus du commerce que de l’industrie. Le montage automobile ne peut pas être considéré comme une activité industrielle. Ce qu’il faudrait, c’est une remontée vers l’amont». L’économiste fait allusion à la nécessité de bâtir une stratégie industrielle axée sur le taux d’intégration. «Nous ne pouvons pas continuer à nous cantonner dans le rôle de sous-traitant», martèle Habib Malki. «C’est une étape initiale, mais on ne peut pas s’en contenter. Sinon le Royaume deviendra une bonne plateforme commerciale dans le domaine de l’automobile. Ce n’est pas suffisant», conclut l’ex-ministre du gouvernement «Jettou 2». Pour le président du Centre marocain de conjoncture, avec le retard accumulé sur l’industrialisation du pays, seul l’Etat peut jouer un rôle stratégique dans ce domaine, avec le capital privé comme facteur d’accompagnement. Cependant, la maîtrise du facteur temps reste déterminante.

    Attractivité: Des marges de progrès

    Le CMC vient d’achever une étude de terrain sur l’indice de perception de l’attractivité du Maroc par les opérateurs économiques. Résultat: le Royaume est légèrement en dessous de la moyenne avec un indice de 47/100. Une quinzaine de facteurs ont été passés au crible, allant de la qualité des infrastructures à la politique fiscale. Parmi les moins notés, figurent la taille du marché intérieur, l’accès au financement bancaire, le coût des facteurs de production, le niveau de transparence des procédures administratives, ainsi que les aides incitatives aux investissements.

    Verbatim

    «L’affaire de la Samir est un véritable complot du silence. Il faut que les propriétaires payent l’ardoise. Le politique ne doit pas passer devant les sujets économiques d’intérêts nationaux».
    «Au Maroc, l’une des données sociologiques à prendre en considération pour comprendre l’économique, c’est le rapport avec le temps. La faiblesse de la maîtrise du facteur temps pousse à une gestion de manière velléitaire des horizons temporels»
    «La faiblesse de la modernisation et de sophistication de l’économie marocaine exacerbe le décalage entre l’offre et la demande sur le marché du travail».
    «L’un des péchés de la mondialisation est d’imposer des normes, quel que soit le niveau de développement des économies».

    Safall FALL

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc