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    Evénement

    Balance commerciale
    Le déficit s’allège de 35 milliards de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:4688 Le 18/01/2016 | Partager
    Le recul de la facture pétrolière fait fléchir l’import
    Le taux de couverture (58,5%) au plus haut depuis dix ans

    A fin 2015, le déficit commercial s’est allégé de 35 milliards de DH par rapport à l’année précédente. Le gain provient surtout de la baisse des factures pétrolière et alimentaire

    Une note positive pour la balance commerciale. L’année 2015 s’est soldée par un taux de couverture des importations par de l’export de 58,5%. C’est le niveau le plus élevé depuis plus d’une décennie. Selon les données préliminaires de l’Office des changes, ce résultat fait ressortir un allègement du déficit commercial de 35 milliards de DH. Il s’explique par le recul de 5,6% des achats et de la hausse de 6,7% des ventes.
    La valeur des exportations a gagné près de 13,5 milliards de DH alors que l’économie à l’import s’est chiffrée à 21,5 milliards. Ces économies résultent, pour l’essentiel, de la facture énergétique qui a plongé de 28% par rapport à l’année précédente. C’est bien évidemment l’effet de la chute des cours des produits pétroliers qui s’est traduite par le plongeon de 61% de l’import du brut. L’arrêt d’activité de Samir ayant, en effet, fortement affecté le port de Mohammedia.
    A fin novembre 2015, ce port pétrolier a vu son trafic dégringoler de plus de 29% par rapport à la même période de l’année précédente. A l’import, la baisse a dépassé les 26% alors qu’à l’export, notamment des produits dérivés des hydrocarbures, la contraction s’approche des deux tiers. C’est le dégât collatéral occasionné par le raffineur. Cependant, le même trafic au niveau de TangerMed, mais concentré sur les produits pétroliers finis, a explosé de 37,3% à 2,4 millions de tonnes.
    Au total, les exportations ont généré 214,3 milliards de DH contre 200,8 milliards  en 2014 et 185,4 milliards de DH en 2013. Quatre principales locomotives réalisent près de 80% de l’ensemble des exportations. Il s’agit, bien évidemment, de l’industrie automobile dont le montant a atteint 48,7 milliards de DH, en forte progression de 20,9%. Elle est suivie par les phosphates et dérivés dont la valeur des ventes a enregistré également une croissance à deux chiffres: 14,7%. C’est l’effet de la hausse des cours de la roche et des engrais, mais aussi de  l’appréciation de la parité du dollar américain. Car, les volumes expédiés aussi bien des phosphates bruts que des engrais se sont inscrits en baisse. A titre d’exemple, les sorties de la roche a fin novembre dernier ont baissé de 3,5% à 7,7 millions de tonnes et celles des engrais se sont repliées de 4%: 3,8 millions de tonnes.
    L’agriculture et sa composante agroalimentaire restent également sur le trend haussier constaté il y a trois années. Au terme de l’année 2015, leur chiffre d’affaires à l’export s’est établi à 42,9 milliards. De son côté, le textile-cuir, bien qu’en léger recul (-1,4%), reste la quatrième locomotive avec un montant à l’export de 33 milliards de DH. La hausse des exportations provient également des réalisations des secteurs de l’aéronautique et de l’industrie pharmaceutique.
    S’agissant des importations, celles-ci ont porté sur 366,5 milliards de DH contre 388 milliards, un an auparavant. Le repli, comme signalé, s’explique par la contraction de la facture énergétique, mais aussi de la baisse des achats de produits alimentaires. L’import du blé, des produits laitiers et de l’aliment de bétail a accusé de fortes baisses aussi bien en valeur qu’en volume. A titre d’exemple, le volume des céréales importées a reculé de près du quart sur les 9 premiers mois de l’année écoulée. Certes, le rétablissement des droits d’importation à 65% sur le blé tendre, entre mai et décembre de l’année passée, a dissuadé les importateurs, mais il y aussi la tendance baissière des cours des matières premières de manière générale.
    En revanche, les acquisitions de biens d’équipement, de demi-produits et de produits bruts s’inscrivent en hausse variant entre 5 et 8%. Ce qui témoigne de la reprise d’activité du secteur industriel.
    En dehors des approvisionnements en produits énergétiques, les importations augmentent de 1,5%. Ainsi, le déficit commercial recule à 152,3 milliards de DH alors qu’il dépassait, il y a deux ans, à peine la valeur totale de l’export.

    Les transferts des  MRE à plus de 61 milliards de DH

    En dépit du tassement de l’activité économique et la montée du chômage dans plusieurs pays d’accueil, les transferts des MRE enregistrent pour la deuxième année consécutive une progression de 3%. Ils ont atteint 61,7 milliards de DH.
    La même tendance à la hausse est observée pour les flux des IDE. Ils se sont établis à 31,1 milliards de DH contre 29,9 milliards en 2014. A l’inverse, les recettes touristiques se sont repliées de 1,4% à 58,5 milliards de DH.

    A. G.

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