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Régions

Scandale Tamesna
Al Omrane se saisit du foncier

Par L'Economiste | Edition N°:4675 Le 28/12/2015 | Partager
Une expertise réalisée par LPEE impose la démolition de 48 bâtiments
Des poursuites en pénal lancées par Al Omrane et les familles lésées

Le calvaire des 750 familles lésées par General Contractor Maroc dans la ville nouvelle de Tamesna semble toucher à sa fin. Commandité par la justice, le Laboratoire public d'essais et d'études (LPEE) vient de statuer sur la démolition de 48 immeubles réalisés par General Contractor Maroc (GCM), après une demande d’expertise technique par Al Omrane. «Nous sommes devant un opérateur qui n’a pas respecté ses engagements. Il fallait faire preuve de précaution. C’est pour cela que nous avons demandé cette expertise technique,» explique Abdelhakim Zidouh, directeur d'Al Omrane Tamesna. Accompagné par d’autres bureaux d’étude, LPEE a précisé que parmi ces 48 immeubles qui se trouvent à des niveaux différents d’avancement, une dizaine représente «un danger public» et doit être démolie. Le reste souffre de sérieux problèmes techniques qui nécessitent un renforcement plus coûteux que la démolition et la reconstruction. L’étude a coûté 4 millions de dirhams.
Après avoir récupéré le terrain et résilié la convention avec GCM, le bras immobilier de l’Etat, Al Omrane veut relancer la construction. «Un projet est déposé pour autorisation au niveau de la préfecture, de l’Agence urbaine et la commune. Parallèlement, nous travaillons sur son volet technique. Les appels d’offres seront lancés dans les semaines à venir,» assure Zidouh. Il reste encore la refonte des contrats avec les familles lésées. Ce qui risque de poser un véritable casse-tête pour leurs avocats et ceux d’Al Omrane. Les contrats initiaux étaient signés entre GCM et ces familles avec un total d’avances payées qui s’élève à 82 millions de dirhams. Aujourd’hui, l’opérateur est défaillant et la justice n’a pas encore tranché du volet contractuel et financier de l’affaire. Al Omrane est décidé à en faire ses propres clients pour résoudre le problème une fois pour toutes. «Nos juristes sont en train d'étudier les scénarios possibles pour le transfert des contrats» explique Zidouh. La justice se chargera, pour sa part, de récupérer les droits de ces populations lésées. «Mais l’urgence est de servir ces dernières. D’autres attaques judiciaires seront déposées pour les obliger à payer,» ajoute Zidouh. Miloud Hachimi, président de l’Association Tamesna pour le développement et la solidarité, qui accompagne les victimes dans cette affaire, assure que pas moins de 150 plaintes ont été déposées auprès de la justice.

Rappel

Les familles victimes de cette escroquerie, dont une bonne partie constituée de MRE, attendent la livraison de leurs appartements depuis 2009 dans le cadre du projet immobilier à Tamesna, ville nouvelle portée par Al Omrane située à une quinzaine de km au sud de Rabat. La réalisation des projets immobiliers avait été confiée à plusieurs entreprises. Mais General Contractor Maroc et le promoteur malaisien Al Hidaya n’ont pas livré les logements. Après plusieurs années de tracasseries et de sit-in, ces citoyens avaient adressé une lettre au souverain qui a ordonné, en avril dernier, l’ouverture d’une enquête et la résolution rapide du problème.

Mehdi LAHDIDI

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