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    Culture

    Quand la littérature marocaine fait escale à Paris

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    Un café littéraire en l’honneur des lauréates du prix littérature femme
    Evènement marqué de messages positifs d’amour et de paix

    De gauche à droite, Emmanuelle de Boysson, Olivier Weber, Maria Guessous et Salwa Tazi lors du café littéraire au Sofitel Arc de Triomphe (Ph. AB)

    C’est en présence d’un aréopage de femmes et d’hommes de lettres qu’ont été célébrées deux plumes marocaines dans le cadre d’un café littéraire organisé à Paris au Sofitel Arc de Triomphe  par le Sofitel Tour Blanche en partenariat avec Air France. L’évènement animé par Catherine Enjolet, écrivain, romancière et essayiste a permis aux deux lauréates de présenter leurs ouvrages au-delà des frontières jeudi 17 décembre. Deux membres du jury du prix littérature femme étaient également présents. Emmanuelle de Boysson, écrivain, journaliste et présidente du prix de la Closerie des Lilas ainsi que Olivier Weber, écrivain, grand reporter et diplomate ont échangé avec le public.
    L’émotion était palpable lors de ce café littéraire en l’honneur de Maria Guessous, prix Sofitel Tour Blanche pour son roman «Nous n’irons pas tous au paradis» ainsi que Salwa Tazi, prix du premier ouvrage. Le jury, présidé par Tahar Benjelloun, les a primées lors d’une cérémonie qui s’est tenue au Sofitel Tour Blanche le 13 mars en présence d’un jury composé notamment de Mazarine Pingeot ou encore Betty Mialet, directrice aux éditions Julliard. Bien que très différents, les deux ouvrages ont pour point commun la spiritualité, la foi, et diffusent un message de l’islam en tant que religion d’amour et de paix.
    C’est dans un contexte très précis que Maria Guessous a écrit son troisième roman  «Nous n’irons pas tous au paradis», publié aux éditions Afrique Orient. L’histoire est celle de deux couples aux antipodes, où foi et amour s’entremêlent. «En tant que musulmane je sentais que je perdais mes repères. Dans un contexte de modernité, avec cet engouement que j’avais  pour une certaine liberté spirituelle et culturelle. Je me suis posée beaucoup de questions sur mon identité religieuse. C’est là que j’ai commencé un cheminement très spirituel et c’est à ce moment précis que j’ai vu défiler devant moi les personnages de ce roman», précise l’auteure. A travers ce livre, Maria Guessous a fait en sorte que chacun de ses personnages représente une facette de l’islam. L’écrivaine relève beaucoup de contradictions qui la poussent vers une relecture de la religion. Il est aussi très important pour elle de transmettre le message d’un islam en tant que religion flexible et tolérante et également un message de paix. Grâce à son livre Maria Guessous a également participé au prix de la Mamounia.  Elle est aussi invitée au Maghreb du livre qui se tiendra à Paris en février prochain. Maria Guessous a déjà écrit son prochain ouvrage, mais elle a choisi de laisser les choses se décanter et prendre du recul avant de le publier. Ce livre n’est pas un roman mais un conte métaphorique qui regroupe des techniques de développement personnel.
    De son côté, Salwa Tazi a présenté son premier livre intitulé «Journal d’une mère en deuil» publié aux éditions Le Fennec. C’est pour faire le deuil de son fils décédé à 25 ans qu’elle décide d’écrire, comme une sorte de thérapie. Le parcours de Salwa Tazi est une belle leçon d’humilité, de générosité et de courage. «Le papillon m’est venu d’une manière miraculeuse. J’étais dévastée et ma vie s’était arrêtée. Durant un mois je ne vivais plus. J’étais prostrée. Je me suis réveillée avec je ne sais quel sursaut, comme une lueur qui m’a poussée à me lever, et je me suis dit je vais écrire ce qui m’arrive»,
    Bien que le thème soit lourd, le livre de Salwa Tazi est lumineux, consolateur et plein d’humanité car elle a choisi de l’écrire de manière positive afin qu’elle puisse le relire et s’aider. Dans sa démarche, l’auteure commence par le titre. Voulant d’abord l’appeler Apollon de Lumière en référence à la beauté de son fils qui est allé vers la lumière. Butant souvent sur l’écriture d’Apollon, c’est en se rendant sur wikipédia qu’elle découvre qu’il s’agit également d’un papillon. C’est ainsi qu’elle s’accroche au papillon, symbole de l’âme, qui lui convient parfaitement la conduisant vers un chemin qu’elle ne soupçonnait pas. Cette voie la mène vers sa reconstruction, la résilience ainsi qu’un autre monde, celui de la foi et de la lumière. Le premier ouvrage de Salwa Tazi voyage. Il a été présenté aux îles Comores, à la Réunion, à Barcelone… Il a d’ailleurs aidé de nombreuses personnes à faire leur deuil. Salwa Tazi reçoit des centaines de témoignages grâce à ce livre intime.

    Le prix littéraire Sofitel Tour Blanche

    Le prix littéraire Sofitel Tour Blanche prépare déjà sa quatrième édition.  Il s’inscrit dans le cadre des escales littéraires qui consistent à accueillir pour un séjour dans les hôtels Sofitel, des écrivains  invités  à s’inspirer des destinations d’exception pour écrire une nouvelle publiée dans Le Figaro.

    Aïda BOUAZZA

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