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    Economie

    Le Maroc scrute sa réputation à l'international

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    Scores élevés sur la qualité de vie et la sécurité
    La communication et la promotion toujours partagées entre plusieurs structures
    Notre perception est négative en Italie, Espagne et en Afrique du Sud

    La réputation du Maroc dans le monde est "moyenne"

    L’Australie et l'Inde sont les deux pays qui perçoivent le mieux le Maroc, suivis du Mexique et de la Chine

    concernant le niveau de développement, la qualité de vie et les institutions.  Il occupe la 36e position sur 70 pays au titre de la réputation dans les pays du "G-8".
    Le Maroc se retrouve ainsi au même niveau que l'Inde, le Chili, les Philippines ou la Malaisie et dépasse la majorité des pays de la région Mena. Sa notation reste légèrement inférieure à la moyenne globale (55 points) puisqu'il a obtenu un score de 53,7 points au sondage sur sa réputation dans le monde.
    Une étude dont les résultats viennent d'être présentés par l'Institut royal des études stratégiques (IRES) à l'occasion de la tenue de l'assemblée générale ordinaire du Conseil économique, social et environnemental.
    Réalisée en partenariat avec  Reputation Institute, l'étude a pour objectif d'analyser la réputation du Royaume telle qu’elle est perçue à l’échelle internationale. Surtout qu'elle constitue un facteur important dans les décisions des touristes, des entreprises, des investisseurs. Cette analyse permet de cerner les forces et les insuffisances et de faire ressortir les risques et les opportunités de communication sur l’image du pays. Une communication et une promotion du pays partagées entre plusieurs structures et qui mériteraient d'être revues, suggère Mohammed Tawfik Mouline, directeur général de l'IRES.
    Le ministère du Commerce et de l'Industrie qui dispose de plusieurs départements opèrant dans la promotion avait avancé l'idée de création d'une seule entité qui centraliserait toutes les opérations de promotion, mais le chantier n'a pas encore abouti.  
     Selon cette étude, les forces du Maroc telles qu'elles sont perçues dans les pays du G-8 sont liées à la dimension qualité de vie et sécurité. En revanche, ses faiblesses sont relevées au niveau du développement, le bien-être social et l'environnement économique.
    Les comportements de soutien envers le pays visent en particulier la "qualité de vie" via la recommandation "visiter le Royaume". Un aspect qui pourrait rassurer le secteur du tourisme qui passe, en ce moment, par une mauvaise conjoncture liée aux troubles que connaît la région. Mais il ne suffit pas d'être bien perçu. «Nous avons réalisé une étude sur la notoriété du Maroc. La perception de la destination est bonne auprès de 80% de notre échantillon.

    La Russie est le pays qui perçoit le mieux le Maroc. Elle est suivie par les Etats-Unis et le Royaume-Uni

    Reste que le gap entre notoriété et l'acte d'achat est important», relève un opérateur du secteur touristique, présent lors de la réunion du CESE.  
    Par rapport à la recommandation "étudier au Maroc", un mauvais score est obtenu. Cela est attribué "à des perceptions moins favorables accordées" par les pays  du G-8 au Maroc sur le système éducatif. L'étude de l'IRES, qui devrait être étendue l'année prochaine à l'Afrique et certains pays arabes, a également analysé la réputation du Maroc dans chaque pays du G-8.  Et les résultats révèlent quelques surprises. La perception de la France, principal client du Maroc (premier émetteur de touristes vers le Royaume),  est moyenne (50,7 points) et celle de l'Allemagne ne dépasse pas 50 points. L'Italie reste le pays où la perception du Maroc est la plus basse (45,3 points)! En revanche, la Russie est le pays qui a une meilleure perception du Royaume (63 points), suivie des Etats-Unis (61,1) et du Royaume-Uni.  
    A côté des pays du G8, l'étude a analysé la réputation du Maroc dans 10 pays spécifiques. Il s'agit de l'Australie, l'Inde, le Mexique, la Chine, le Brésil, la Corée du Sud, l'Espagne, la Turquie, les Pays-Bas et l'Afrique du Sud. Il en ressort que l'Australie, l'Inde, le Mexique et la Chine ont une perception supérieure à celle attribuée au Maroc par les pays du G-8.
    En revanche, l'Espagne et l'Afrique du Sud accordent des notes respectivement de 38,9 et 38,1 points. Leur perception du pays  reste très faible en particulier par rapport à la qualité institutionnelle et le niveau de développement.

    Fiche technique de l'enquête de l'IRES

    L'étude sur la réputation du Maroc a été réalisée auprès du grand public de 70 pays qui participent à ce sondage. L'évaluation de la réputation du Maroc a été réalisée auprès  des pays du G-8, dix pays spécifiques et en interne. Sur plus de 80.000  personnes interrogées, 48.376 viennent du groupe des pays du G-8. La majorité des personnes sondées ont un niveau d'éducation supérieur. Les entretiens se sont déroulés via Internet (méthodologie Cawi) de janvier à mars 2015. La mesure de la réputation s'effectue via 17 attributs regroupés en 3 dimensions: qualité de vie, niveau de développement et qualité institutionnelle.

    Et en interne

    Technology/innovation, système éducatif, marques et entreprises reconnues, usage efficace des ressources et éthique et transparence. C'est la liste des domaines qui ont récolté de mauvais scores dans l'évaluation effectuée en interne. Les Marocains sont également plus  réticents que les citoyens des pays du G-8 lorsqu’il s’agit de recommander d’étudier au Maroc. En interne, les atouts du pays sont essentiellement liés à la "population aimable et sympathique" ainsi qu'à "l'environnement naturel" et la "sécurité". Mais globalement, le Maroc se situe dans une position " intermédiaire entre le groupe de pays les moins critiques envers eux-mêmes et ceux les plus critiques envers eux-mêmes".

    K. M.
     

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