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    Analyse

    Le FMI s'inquiète
    Les 3/4 de l'IR rien que pour les intérêts!

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    L'endettement local est cher mais peu risqué
    La dette à 640 milliards de DH pour la fin d’année
    Le plus dur et à venir

    Le Trésor est revenu en force sur le marché financier en 2015

    Pratiquement 3/4 des recettes de l’IR serviront à payer les intérêts de la dette en 2016. Le service de la dette accapare 13% des dépenses de fonctionnement du budget

    (cf. aussi nos informations sur les contrôles fiscaux du vendredi 18 décembre). A dix jours de la fin de l’année, il a déjà mobilisé un montant net de 44 milliards de DH. Les levées ont été concentrées sur le marché domestique. Malgré les taux très bas à l’étranger, il n’a pas jugé opportun de solliciter les marchés internationaux, par crainte sans doute d'attirer l'attention sur la situation du pays. De plus, la pression sur les trésoreries bancaires s’est atténuée. Les entreprises n’ont donc pas à souffrir de la forte présence du Trésor sur le marché.
    L’inquiétude se situe ailleurs. Le stock de la dette du Trésor (garanties accordées aux entreprises publiques non comprises) va se rapprocher de 640 milliards de DH en fin d’année, soit 66,5% du PIB. Les charges de la dette pèsent aujourd’hui dans le budget de l’Etat. Environ 72% des recettes de l’impôt sur le revenu serviront à payer les intérêts de la dette en 2016. 

     

    L'amélioration du budget impacte
     peu l'endettement

    Bien que la situation budgétaire s’améliore avec un déficit qui devrait être ramené à 4,3% en 2015 contre

    Le Trésor a concentré ses levées sur le marché domestique en 2015. Il n’a pas jugé opportun de sortir à l’international malgré des taux très bas. Ceci dit, le taux a baissé sur le marché local. Comparé à leur niveau à fin 2014, les taux d’intérêt ont baissé en moyenne de 18 points de base sur les dix premiers mois de l’année

    4,9% l’année dernière, cela n’a pas un grand effet sur l’endettement. Le gap correspond à un besoin de financement de plus de 60 milliards de DH. Ce montant représente en gros l’effort d’investissement de l’Etat. Avec la décompensation et la baisse des cours des matières premières, les recettes ordinaires arrivent pratiquement à couvrir les dépenses. Mais, l’Etat doit fortement s’endetter pour investir. L’effort est colossal sur les quatre dernières années avec un rythme moyen annuel de plus de 55 milliards de DH. Auparavant, les recettes exceptionnelles notamment les privatisations ou encore les dons des pays du golfe avaient permis d’améliorer les comptes publics. Aujourd’hui, à part le mastodonte qu’est l’OCP, les actifs privatisables ne sont pas nombreux.
    En gros, il faudra changer de tactique et travailler davantage sur la croissance pour éviter des dérapages. Le fisc multiplie les contrôles fiscaux pour renforcer les recettes de l’Etat. Mais ce n’est pas une solution durable. De plus, ce sont les mêmes qui sont toujours ciblés.
    Pour les observateurs, l’Etat doit donner davantage confiance aux entreprises pour relancer l’investissement. L’effort repose uniquement sur le secteur public actuellement. Or, l’Etat ne peut pas continuer longtemps sur le même rythme d’investissement. Auquel cas, la dette va continuer son ascension et risque de devenir de moins en moins soutenable. Pour l’instant, elle se situe encore sous le seuil de tolérance admis par rapport au PIB. Elle pourrait basculer dans la zone d’alerte à moyen terme si les choses ne bougent pas. «Dans sept à huit ans, la situation sera intenable si rien ne change», estime un analyste.

     

    F.Fa
     

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