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    Analyse

    Le FMI s’inquiète
    L’Etat doit reprendre ses marques

    Par L'Economiste | Edition N°:4672 Le 21/12/2015 | Partager
    La dette, garanties comprises, à plus de 80% du PIB
    Plus des deux tiers de l’encours libellés en monnaie locale
    Une concurrence au financement de l’économie

    L’endettement du Trésor est-il toujours soutenable? En tout cas, le FMI s’en inquiète après l’alerte lancée l’été dernier par la Banque centrale. Car, si l’encours de la dette du Trésor est à moins de 64% du PIB, celui réel (englobant les emprunts garantis par l’Etat) atteint la cote d’alerte de 81%. Trop lourd pour les finances publiques. Alors que l’objectif de la politique de redressement des équilibres macro-économiques est de ramener le ratio de la dette du Trésor à 62% en 2018. Ce niveau reste loin de celui enregistré durant la période 2007-2012 qui se situait alors à 50,4% du PIB.
    Seulement, les défenseurs de la thèse de soutenabilité nuancent: 77% de la dette publique est d’origine intérieure. Donc contractée dans la monnaie locale. Ceci n’est pas sans soulever certaines interrogations. Le débat sur les déficits jumeaux et l’endettement amène à se demander quels sont les niveaux tolérés qui ne risquent pas de contrarier la croissance? Quel effet sur le secteur privé et les taux d’intérêt indexés sur les taux des bons du Trésor? Y a-t-il d’autres alternatives à l’emprunt et quels sont les instruments dont dispose l’Etat pour gérer au mieux la dette publique?

    Les grandes entreprises investissent

    Or, la dette publique extérieure n’a pas connu de répit non plus. Son encours a atteint 291,7 milliards de DH à fin juin dernier. Elle s’est alourdie de 13,6 milliards de DH rien qu’en six mois par rapport à l’année 2014, durant laquelle elle s’établissait à 278,1 milliards. Comparée à 2013, elle a crû de 18,5% ou de 43 milliards. Sa tendance haussière a été entamée en 2007, stimulée en cela par les emprunts des entreprises publiques qui en détiennent plus de moitié à fin juin 2015.
    La note d’optimisme vient du fait que ces emprunts profitent surtout à l’investissement. OCP, Autoroutes du Maroc, ONEE et ONCF demeurent les gros bénéficiaires.
    L’encours de la dette du Trésor a également progressé, mais à un rythme modéré (8,7%) en comparaison avec celui constaté sur les 5 dernières années: 12,4%.
    Rapporté au PIB, l’encours de la dette extérieure publique a atteint 30,1% en 2014 contre 26% l’année précédente. Une aggravation de plus de 4 points du PIB. Par type de taux, la dette extérieure publique est contractée à hauteur de 76% à taux d’intérêt fixes et de 24% à taux variables. Ce qui permet une visibilité sur les coûts.  
    L’encours de la dette du trésor a également évolué selon une cadence moindre par rapport à la hausse enregistrée sur les 5 dernières années: 5,8% contre 10% (voir aussi article page 4). En 2014, il reste dominé à hauteur de 75,9% par la dette intérieure. Ratio qui est passé à 77% à fin juin dernier. Ce qui dépasse les objectifs retenus par le portefeuille benchmark: 70-75% dette intérieure et 25-30% dette extérieure.
    A.G.

     
     

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