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    Culture

    La CMOOA célèbre les pionniers de l’art marocain

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Une vacation exceptionnelle de 76 lots le 19 décembre
    Les œuvres seront exposées à l’hôtel des ventes du 15 au 18 décembre

    Comme chaque année, la Compagnie marocaine des œuvres et objets d’art

    «Le temps des Andalous» de Ahmed Louardiri, gouache sur panneau datant de 1959, signée en bas à gauche de  chacun des 6 panneaux (230x660cm) (Ph. CMOOA)

    (CMOOA) organise sa vente aux enchères de décembre. La vacation exceptionnelle de 76 lots se tiendra le 19 décembre à 16h à l’hôtel des ventes de la CMOOA. Les amateurs d’art et collectionneurs pourront découvrir la sélection d’œuvres jusqu’au 18 décembre.
    «Nous aimons explorer, aller dans le fond de ce qui a animé la scène marocaine des années 50, 60, 70 et également 80 et 90. Depuis 2006, j’ai entrepris cette démarche qui consiste à approfondir et mieux revoir la création marocaine. Durant les années 70 notamment, il y a eu tout l’engagement, le militantisme politique, culturel, panarabe, progressiste qui se retrouve dans l’art. Cette vente regarde de près cette période de l’histoire», explique Hicham Daoudi, président de la CMOOA.
    En effet, cette vente rend hommage à l’engagement des pionniers de l’art marocain, en s’intéressant plus particulièrement à l’époque allant de 1969 à 1977. Afin de constituer la trame historique de chaque œuvre, la CMOOA a réalisé tout un travail de collecte et d’archivage d’informations que l’on peut notamment découvrir dans le catalogue qui accompagne la vente.
    Deux aspects de l’art marocain sont présentés lors de cette vacation. La peinture «naïve» que Hicham Daoudi préfère qualifier de spontanée avec notamment une œuvre spectaculaire aux dimensions monumentales de  Louardiri. «Le temps des andalous» est la plus importante en taille des œuvres connues de l’artiste. Au-delà de l’aspect très esthétique et coloré de la toile, celle-ci raconte plusieurs anecdotes telles des contes. Autre œuvre majeure de la création naïve, «Le cycliste» de Chaïbia au langage chromatique très riche. Le deuxième aspect de cette vente met en exergue

    «Le cycliste» de Chaïbia Talal, huile sur toile signée au centre (116x86 cm) (Ph. CMOOA)

    l’art abstrait avec l’œuvre noir et blanc de Gharbaoui qui constitue un marqueur par rapport à l’indépendance du pays. La toile ayant été créée en 1955. La vente propose une autre œuvre importante de Gharbaoui réalisée en 1969. Par ailleurs, la CMOOA offre également la possibilité d’acquérir des œuvres de Belkahia, notamment un cuivre martelé sur panneau avec des personnages à la croisée des chemins entre sa période relatant la guerre d’Algérie appelée «Sévices», et celle des fresques archéologiques du pourtour méditerranéen. Un autre cuivre martelé, cette fois-ci monté sur plexiglas, aborde la sensualité en rendant hommage à sa façon à «l’Origine du monde» de Gustave Courbet. Cette vacation fait également la part belle à l’œuvre de Mohamed Drissi à travers des toiles mais aussi une sculpture intitulée «Pelle verte».
    Il est important de rappeler une affaire liée à cet artiste qui a eu lieu en 1973.  «Des œuvres de Mohamed Drissi, pionnier de l’art marocain et l’un des premiers sculpteurs du pays, faisant partie du patrimoine national sont encore bloquées dans une maison à Rabat et ce, depuis son décès. Une affaire qui n’a toujours pas été résolue!», déplore Hicham Daoudi qui tente de réhabiliter ce patrimoine, d’autant plus que ces œuvres sont en état de dégradation.
    Parmi les 76 lots de cette dernière vacation de l’année de la CMOOA, des œuvres de Melehi, Cherkaoui, Ben Cheffaj, Chebaâ, Saladi… qui passeront également sous le marteau de Françoise Caste-Deburaux, commissaire-priseur, le 19 décembre. A vos enchèresv!
    A.B.

     

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