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    Mobilité des dirigeants
    DRH, 0% de chances d’être PDG!

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Très peu arrivent à devenir DG, mais ils promettent de monter en grade
    La fonction devenant stratégie, certains décrochent des salaires vertigineux
    Les patrons sont souvent des ex commerciaux ou financiers

    Les dirigeants passent en moyenne 71% de leur carrière dans la même fonction. Les présidents et DG sondés, par exemple, ont accompli 57% de leur parcours professionnel au sein de leur fonction. Mais, polyvalents, ils sont passés par d’autres spécialités avant d’aboutir au sommet de la hiérarchie

    Toutes les fonctions ne mènent pas forcément vers le sommet de l’organigramme. N’est pas DG ou PDG qui veut. En termes d’accès à ces postes de responsabilité, certains profils sont privilégiés, principalement les DGA/directeurs Centre de profit/SG. Grâce à leur polyvalence et à leur expérience dans toutes les autres fonctions, ils se présentent comme les plus qualifiés pour tenir les rênes des organisations. Ce sont le plus souvent des anciens directeurs commerciaux ou financiers. Les commerciaux sont, d’ailleurs, les premiers concurrents après les DGA/directeurs Centre de profit/SG au poste de PDG (voir tableau).
    Parmi l’échantillon de l’enquête, qui a touché 450 dirigeants, aucun DRH n’a pu avoir accès au poste de PDG ou de DG. Le maximum qu’ils ont pu décrocher, c’est le titre de DGA, directeur de centre de profit ou SG. Sur la place, il existe bien quelques ex DRH qui ont pu devenir directeurs généraux. Mais les exemples sont très rares.
    Les DRH font partie des plus fidèles à leur fonction. Manque de polyvalence et de qualifications pour occuper des postes plus stratégiques, ou choix délibéré? «Beaucoup ne souhaitent pas changer de domaine car ils sont passionnés par leur métier qui ne cesse d’évoluer», estime Khalid Benghanem, DRH et membre du directoire de Taqa Morocco, vice-président de la commission Emploi et Relations Sociales de la CGEM. «La fonction elle-même est jeune. Aujourd’hui, les DRH sont plus nombreux à être opérationnels dans les comités de gouvernance des entreprises. Ils bénéficient de ce fait d’une vision d’ensemble sur les organisations et peuvent, si l’occasion se présente et s’ils le souhaitent, occuper des fonctions supérieures», poursuit-il.
    La fonction a, en effet pris des galons ces dernières années, et elle promet de monter encore en puissance à l’avenir. «Nous comptons des DRH de mieux en mieux formés et qui ont gagné en polyvalence. Nous sommes, en outre, en train de passer d’une ère du capital où c’est l’argent qui compte, à une ère de l’humain où c’est le talent et la gestion des hommes qui marquent la différence», estime, quant à lui, Mohamed Tassafout, DRH de Delattre Levivier Maroc.
    L’ascension des DRH est confirmée par les salaires «vertigineux» que certains d’entre eux empochent. 10% des DRH au sein des multinationales qui sont aussi SG ou DGA gagnent un revenu supérieur à 1,8 million de DH par an, selon l’enquête. Soit au même niveau que la majorité des présidents et directeurs généraux.
    A. Na
     

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