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    Mobilité des dirigeants
    85% sont à l’écoute du marché!

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Près du quart est décidé à changer d’entreprise
    Le salaire, principal motif de départ
    Ils restent difficiles à recruter, seules 9% des tentatives d’embauche aboutissent

    Améliorer sa rémunération reste la principale motivation poussant les dirigeants à se chercher une place ailleurs. Mais il y en a plusieurs autres, notamment la qualité de la gouvernance et les perspectives d’évolution
     

    Même s’ils ne pensent pas vraiment quitter leur entreprise, les dirigeants restent à l’écoute du marché de l’emploi. 85% d’entre eux scrutent les différentes opportunités. Parmi eux, près des deux tiers n’hésiteront pas à saisir les occasions qui pourraient se présenter, tandis que 22% sont bien décidés à changer d’employeur. Les directeurs d’achat & logistique sont les plus attentifs au marché (9 sur 10), suivis des DGA/ directeurs centre de profit /SG (89%), DSI (88%), directeurs commerciaux (85%) et présidents et DG (84%). En termes de secteur, l’industrie, le bâtiment & immobilier et les technologies & télécoms sont ceux dont les perspectives de mobilité sont les plus importantes. Les plus stables sont l’énergie et le conseil.
    Les motivations des dirigeants sont d’abord pécuniaires. L’amélioration de la rémunération se place en tête des motifs de départ (63%). Et le jeu en vaut la chandelle. Lors des deux derniers changements d’employeur, les hauts profils ont pu augmenter leur revenu (fixe et variable) de 28% en moyenne. A l’issue de leurs deux dernières mobilités internes, leur salaire a grimpé de 18%.  
    La rémunération est suivie de la qualité de la gouvernance des structures (60%) et des perspectives d’évolution au sein de l’entreprise (58%).  
    Il est vrai qu’ils sont ouverts à l’appel du marché, mais les dirigeants sont prudents. Hormis la rétribution, qui reste leur principal souci, ils évaluent tout un ensemble de critères avant de prendre leur décision, à commencer par les responsabilités qui leurs sont confiées. «Ils veulent confirmer que leurs responsabilités s’inscriront dans un projet d’entreprise clair. Ils cherchent à apporter leur pierre à l’édifice», soulignent les experts d’IBB Executive Search. Les patrons jaugent également la réputation de l’entreprise et la notoriété des actionnaires, ainsi que la qualité de la gouvernance. Ils s’assurent aussi que les modes de gestion et de prise de décision reposent sur des procédures formalisées. La stabilité des structures (turnover) et les moyens leur permettant de mener à bien leur mission sont également décisifs à leurs yeux. La culture, les valeurs et la santé financière de l’entreprise, et les perspectives d’évolution de carrière sont, en outre, appréciés.
    Bref, difficile de les convaincre de changer d’employeur. Sur les deux dernières années, ils ont été approchés en moyenne 5 fois. Mais seulement 9% de ces tentatives ont été couronnées par une embauche.
    Cela dit, si les patrons jugent que les conditions de succès dans une entreprise sont réunies, ils sont prêts à faire des sacrifices. La majorité déclare être prête à abandonner ses acquis actuels, en termes de responsabilités et d’ancienneté.
    La taille de l’entreprise et son caractère national sont également peu importants à leurs yeux.

    Les «market makers»

    Les entreprises sont prêtes à tout pour les recruter. Ce sont les «stars du marché», les plus rares et les plus difficiles à débaucher, il s’agit des DRH qui ont été très sollicités durant les deux dernières années. Ils sont suivis des directeurs marketing & communication. Les dirigeants de ces deux fonctions sont les «market makers», car ce sont eux qui mènent la danse. Les DGA/ directeur centre de profit/SG font aussi partis des plus laborieux à engager, mais ce sont les moins recherchés en externe. Les présidents et DG, pour leur part, sont un peu plus flexibles.
    Les plus prisés sont indiscutablement les directeurs commerciaux. Cela dit, ils font partie du groupe de dirigeants les plus facilement recrutés, à côte des DSI et des directeurs financiers et juridiques, également très recherchés. Les directeurs achats & logistique et de production sont les plus disponibles. Ils acceptent les propositions des recruteurs plus aisément que tous les autres.

    Ahlam NAZIH

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