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    Mobilité des dirigeants
    Les postes à vie, c’est bien fini!

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Une mobilité «exceptionnelle» à 27,1% sur les 15 dernières années
    Leurs viviers internes épuisés, les entreprises recrutent plus en externe
    Sauf pour les présidents et vice-présidents, souvent repêchés au sein des organisations

    C’est une étude inédite que vient

    Non, les entreprises publiques ne sont pas atones. Elles ne sont pas non plus moins attractives que celles du privé. Ces dernières années, grâce à leurs efforts en management des RH, elles attirent de plus en plus de compétences et se positionnent en vraies concurrentes du secteur privé

    de livrer le cabinet IBB – Executive Search. Le spécialiste du recrutement des dirigeants et cadres supérieurs s’est penché, entre juillet et octobre derniers, à travers son centre de recherches IBB Institute, sur la mobilité des dirigeants durant les 15 dernières années. Un exercice encore jamais réalisé au Maroc auprès de cette catégorie. Quelque 450 top managers et hauts cadres ont été sondés. Le cabinet a choisi de s’intéresser uniquement à cette population, et non aux cadres de manière générale, «car le succès ou l’échec d’une entreprise repose sur eux».
    Que de changements a connu le Maroc depuis 2000. Une ouverture économique accrue, une dynamique exceptionnelle des échanges, des privatisations, des investissements étrangers, directs et de portefeuille, qui explosent (le Maroc attire aujourd’hui près du quart des IDE destinés à l’Afrique du Nord),… ces évolutions ont été accompagnées par des besoins forts en compétences qualifiées. Ce qui s’est traduit par une mobilité «exceptionnelle» des dirigeants,

    4 ans et demi, c’est le temps moyen que les dirigeants, hommes et femmes, passent auprès d’un employeur. Naturellement, plus ils sont séniors, plus ils sont à la recherche de stabilité (5,6 ans chez les 55 ans et plus). La prise de responsabilités importantes est également un facteur clé de fidélisation

    dont le taux moyen s’est situé à 27,1%, avec une part interne à l’entreprise de 39%, et une part externe de 61%. «Tous les ans, deux dirigeants sur trois quittent leur entreprise ou sont recrutés en externe, et un sur trois est promu en interne», précise l’étude. Cela dit, la mobilité des cadres décroche depuis maintenant deux ans, en chutant à 22% en 2013. «Ce décrochage signe peut-être la fin d’un cycle de développement économique exceptionnel, l’arrivée à maturité des organisations et l’envie des dirigeants de se stabiliser. Mais à l’avenir, nous prévoyons une reprise de la mobilité sous l’effet, entre autres, de la relance économique», expliquent les experts d’IBB Institute.
    Les recrutements externes ont toujours primé depuis 2000 (62% par an en moyenne). Cependant, la part de la mobilité interne «s’essouffle» de manière criante à partir de 2009, passant de 48% à 30% en 2015, signe d’un «épuisement des viviers des compétences internes». Cela est perceptible dans de nombreux secteurs en mal de profils qualifiés. Une seule catégorie échappe à cette tendance, celle des présidents et vice-présidents dont près de 6 sur 10 sont puisés en interne. C’est d’ailleurs la population la plus mobile (31%, contre 26% pour les DG et DGA et 28% pour les directeurs et directeurs adjoints).
    Tous les secteurs de l’économie ont connu des taux de mobilité importants, mais le record est détenu par celui des technologies et télécoms (31%), suivi de l’industrie (29%) et du bâtiment & immobilier (29%). Celui de la finance & assurance est le plus stable ainsi que celui de l’énergie (23%), suivis du conseil (24%).

    La mobilité des dirigeants n’a cessé de grimper depuis 2000, avec un record de 37% en 2007. Cela dit, elle s’essouffle depuis 2013 pour passer à un niveau en dessous de celui d’il y a 15 ans. Crise économique, maturité des organisations, envie de stabilité des cadres,… plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dégringolade

    Là encore, le recours aux ressources externes prime (entre 6 et 7 recrutements sur 10), sauf pour quelques secteurs bien ancrés dans l’économie, ou qui demandent une certaine technicité. A l’instar du tourisme où les recrutements sont partagés à parts égales entre le marché du travail et le réservoir interne des organisations, la finance & assurance, l’industrie et les biens de consommation.    
    Par fonction, la direction commerciale est celle qui enregistre le plus fort taux de mobilité (30%), tandis que la direction financière et juridique est celle où l’on relève la plus faible part (23%).  
    Qu’il s’agisse d’entreprises marocaines ou de multinationales, la tendance à la mobilité est la même (27%). Les patrons de structures locales changent, néanmoins, plus souvent d’employeurs. Ceux des filiales de groupes étrangers, pour leur part, profitant de réseaux beaucoup plus larges, ont un peu plus de chances d’être promus en interne. En revanche, dans les multinationales, les mouvements s’opèrent au gré des réorganisations des maisons mères, ce qui engendre des mobilités plus irrégulières.
    Ahlam NAZIH
     

     

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