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    Economie

    Tourisme urbain: Les Villes s’engagent

    Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
    Promotion touristique et digitalisation des destinations, les axes
    Un premier pas dans la réinvention du tourisme recommandé par l’OMT
    L’organisation mondiale tient son 4e sommet sur le tourisme urbain à Marrakech

    D’abord quelques chiffres: 22 millions

    60 présidents de communes du royaume ont signé la charte des villes touristiques marocaines qui les engage à plus d’effort dans la propreté, l’accueil et la digitalisation. Ci-dessus, les maires et présidents des communes. Au milieu, Lahcen Haddad, Charki Draiss, ministres du tourisme et délégué à l’intérieur (Ph Mokhtari)
     

    de touristes visitent chaque année la ville de Paris, 17 millions Londres et 8 millions Barcelone et Dubaï est sur la même voie pour ne citer que ces grandes destinations. Les tendances mondiales confirment que le tourisme urbain connait une croissance sans égale. Le volume d’escapades urbaines a augmenté de 47% entre 2009 et 2013. Les flux sont importants et étalés sur une grande partie de l’année et se traduisent par un rôle économique important. Ce n’est donc pas pour rien que l’OMT (Organisation mondiale du tourisme) y consacre tout un sommet qui poursuit ses travaux à Marrakech, co-organisé par le ministère du tourisme et à l’initiative du CRT de Marrakech. «Ces tendances internationales nous imposent de nous pencher sur ces nouveaux paradigmes avec de l’innovation, la créativité et la connaissance des tendances de consommateurs», indique Taleb Rifai, secrétaire général de l’OMT. «C’est donc aux villes de construire un projet urbain, de qualité tout en mettant en avant ses atouts historiques en termes de patrimoine, de paysage, d’histoire, mais aussi son écosystème culturel, scientifique, son vivre ensemble », indiquent les experts de l’OMT. Le sommet qui accueille 300 participants -dont 60 présidents de communes du Maroc devra identifier des stratégies efficaces et de pratiques innovantes en matière de planification et de gouvernance. Pour sa quatrième édition, le sommet s’est fixé l’objectif de dresser un tableau complet des changements intrinsèques et extrinsèques que connaît le tourisme urbain en ce qui concerne la planification, la gouvernance et les processus opérationnels. Il a mis en évidence les incidences mutuelles du développement touristique et du développement urbain dans des villes, et étudiera les moyens d’optimisation de l’expérience vécue par le visiteur tout en préservant et améliorant la qualité de vie des populations locales. En France, par exemple, le tourisme urbain est la deuxième destination de voyage après le rural. C’est aussi une forme de tourisme très rémunératrice puisque, dans l’offre marchande, le tourisme urbain représente 65 % des nuitées hôtelières.
    Les villes marocaines correspondent bien à ce type de demande puisqu’elles concentrent en un seul lieu une offre d’activités très large. D’autant plus que la progression du tourisme urbain s’appuie également sur

    C’est un joli coup de promotion qu’a réussi Marrakech en attirant le 4e sommet de l’OMT. A droite, Taleb Rifai, secrétaire général de l’Organisation qui n’a pas tari d’éloge sur la destination Maroc devisant avec Charki Draïss, ministre délégué à l’intérieur et Lahcen Haddad, ministre du tourisme (Ph Mokhtari)
     

    le développement des lignes aériennes ou de liaisons ferroviaires à grande vitesse, qui rendent accessibles rapidement et/ou à moindre coût de nombreuses destinations. Mais qui dit développement du tourisme urbain, dit aussi implication de ses acteurs et de ses élus. C’est dans ce sens qu’une charte des villes touristiques marocaines vient d’être conclue lors du sommet. Cette charte consacre le rôle des élus dans la valorisation des villes marocaines. Elle permettra de fédérer les efforts des différents intervenants pour le rayonnement des villes touristiques, grâce notamment à des actions publiques locales portant tant sur le développement du produit touristique, que sur la promotion et la valorisation du territoire et de son potentiel matériel et immatériel. 60 présidents de communes l’ont signé.
    Quatre champs d’intervention pour les élus. D’abord, la propreté et l’hygiène avec l’installation de toilettes publiques, corbeille installée tous les 50 m, collecte de déchets. Le deuxième champ d’intervention comprend la qualité d’accueil (courtoisie des taxis et respect des grilles tarifaires…), l’information, la signalisation touristique. Les villes s’engagent aussi à travailler sur la notoriété et le rayonnement de la ville dans le cadre d’une stratégie à mettre en place avec l’ONMT. Une bonne nouvelle pour les professionnels du tourisme qui attendent justement une implication de leurs régions dans la promotion. Enfin le dernier volet est la valorisation et la protection du patrimoine naturel et culturel, sans lequel certaines villes touristiques ne sauraient exister. Et les meilleurs élèves seront récompensés. Dans le but de reconnaître et d’encourager les villes qui s’inscrivent dans cette nouvelle vision du ministère du Tourisme, des awards seront créés pour récompenser les villes les plus propres ou les plus intelligentes…
    Badra BERRISSOULE
     

     

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