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Economie

Maroc-UE
Colère et indignation chez les professionnels

Par L'Economiste | Edition N°:4668 Le 15/12/2015 | Partager
Création d’un comité de veille pour parer à toute dérive
Mobilisation des opérateurs sahraouis pour exposer la réalité

Depuis la signature de l’accord agricole en mars 2012, le déficit de la balance commerciale agricole s’est quelque peu allégé. Mais les chiffres présentés ne concernent que l’alimentation, les produits bruts d’origine animale et végétale ainsi que les équipements agricoles. D’autres intrants n’y figurent pas

Etonnant, incohérent et incompréhensible. Les commentaires officiels se justifient surtout par la tournure politique qu’a pris l’arrêt de la Cour de justice européenne dans sa tentative d’annuler, du moins partiellement, l’accord agricole Maroc-UE. Chez les opérateurs, c’est la colère qui prévaut. Le timing choisi renforce encore dans cette idée de parasiter des relations de partenariat amplement ancrées dans plusieurs domaines. (Voir l’édition du lundi 14 décembre).
C’est en effet à quatre jours de la réunion du Conseil d’association Maroc-UE que la nouvelle est tombée. Une clause de rendez-vous censée orienter l’accord  vers une plus grande ouverture. Et voila que les débats vont plutôt porter sur l’issue à trouver à cette nouvelle crise. Alors qu’il s’agit d’un accord jugé de part et d’autre «équilibré» bien que notre balance commerciale agricole soit largement déficitaire. (Voir infographie).   
«En l’absence de tout argumentaire basé sur les fondamentaux de l’accord, il nous paraît clair que les motivations de cette décision sont ailleurs», relève Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. D’autant plus que l’accord a franchi toutes les étapes de son adoption par les institutions européennes et marocaines. Les agriculteurs sont dans l’attente de la suite qui sera réservée par les instances européennes.
Dimanche dernier, ils ont tenu une grande assemblée à Rabat avec le ministre de l’Agriculture. Producteurs, exportateurs et importateurs de toutes les filières et de toutes les régions étaient présents. Un seul mot d’ordre : le rejet de cet arrêt qui jette de l’ombre sur des relations historiques et en constante amélioration.
Mais «l’incident entame la confiance des opérateurs en un marché dans lequel ils ont consenti des concessions et des efforts soutenus d’adaptation aux exigences toujours draconiennes», est-il souligné.
Pour les opérateurs représentant les provinces du Sud, c’est l’indignation tout court. Et pour cause! L’arrêt de la Cour de justice européenne «ne s’est pas embarrassé de les impliquer en tant que premiers concernés par le développement et les intérêts de ces provinces». D’où leur détermination à contrecarrer toute tentative de désinformation et à faire émerger les success stories développées dans le Sud marocain. Pour le moment, l’unanimité a été faite quant à la mise en place d’un comité de veille dont la mission est de soutenir les relations Maroc-UE dans son volet agricole. Il reste entendu que la stratégie agricole ouvre d’ores et déjà au pays  de nouveaux horizons pour se positionner en tant que partenaire fiable et durable.
A. G.  
 

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