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    International

    Un baril de pétrole à 20 dollars n’est pas exclu

    Par L'Economiste | Edition N°:4665 Le 10/12/2015 | Partager
    Le Brent et le WTI évoluent sous les 40 dollars
    C’est la surproduction qui fait baisser les prix

    Les cours du Brent et du WTI sont tombés en début de semaine à des niveaux des plus bas depuis près de sept ans (sous la barre des 40 dollars), dans une séance particulièrement volatile. Ils sont repartis timidement à la hausse hier mercredi soutenus par les estimations encourageantes de l'association professionnelle American Petroleum Institute (API) concernant l'état des stocks américains de brut
     

    Comme le baril WTI, le Brent est passé sous la barre symbolique des 40 dollars en début de semaine. Hier 9 décembre, les prix du pétrole tentaient un timide rebond (voir infographie) après que les statistiques de l'American Petroleum Institute (API) ont fait état d'une baisse des réserves de brut américaines.
    En ces périodes de fin d’année, la tendance générale montre que le prix du pétrole pourrait encore baisser fortement. «La demande mondiale du pétrole reste affaiblie par la modestie de la croissance mondiale et les efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique», avaient souligné les experts de Natixis dans une récente analyse. D’ailleurs, le plancher des 20 dollars le baril n’est pas exclu.
    Les cours ont souffert de la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir sa production inchangée malgré la surabondance de l'offre pesant sur le marché. Cette forte offre s’explique aussi par le retour d’ici janvier 2016 du pétrole iranien sur le marché.
    Actuellement, la production réelle des pays de l'Opep se situe aux alentours de 32 millions de barils par jour. C’est nettement plus que l'objectif de 30 millions de barils par jour maintenu lors de ses précédentes réunions.
    Depuis janvier 2014, les cours ont perdu plus de 60% de leur valeur. Une situation accentuée par la «guerre commerciale» de Riyad qui inonde le marché de pétrole pour contrer l’essor des hydrocarbures de schiste  aux Etats-Unis. La dernière publication du département de l'Energie des Etats-Unis (DoE) fait état d'une baisse de 60.000 barils par jour (bj) de la production américaine en novembre. Elle a d’ailleurs légèrement abaissé ses prévisions pour 2016 à 8,8 millions de barils par jour.
    L’autre facteur qui est pris en compte est celui du ralentissement de l'économie chinoise qui réduit la demande. Sur l'ensemble des onze premiers mois de l'année, les importations chinoises (en dollars) ont plongé de 15,1% et les exportations ont décliné de 3%. Pékin avait pour objectif une hausse de 5% des échanges commerciaux en 2015.
    La question soulevée est: combien de temps les pays producteurs de pétrole peuvent supporter un prix aussi bas? Le Venezuela et l’Algérie souffrent particulièrement de la chute des cours. Il faut dire que les voyants sont au rouge pour Alger. Pour le FMI, le pays aura besoin d’un baril de plus de 110 dollars pour maintenir ses équilibres budgétaires.
    Les débats au sommet annuel des monarchies du Golfe prévu ces 9 et 10 décembre à Riyad se concentrent aussi sur l'effondrement des prix du pétrole. Une situation qui les oblige à puiser dans leurs réserves en devises pour financer leurs dépenses publiques. Le Fonds monétaire international prévoit une baisse de 275 milliards de dollars de revenus des pays du CCG en 2015.

    Une aubaine pour le Maroc

    La chute du prix du pétrole représente une «bénédiction» pour l’économie marocaine. C’est aussi un coup de pouce pour les finances publiques. Entre 2015 et 2016, le Maroc devrait gagner plus de 5,5% en recettes extérieures dues à la baisse des cours du pétrole, estime le FMI. Un constat corroboré déjà par les données de l’Office des changes sur les neuf premiers mois de l’année. En effet, la facture pétrolière a décroché de plus 32% sur cette période (cf. notre édition N° 4632 du 22/10/2015).

    F. Z. T.
     

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