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Economie

Les syndicats reprennent les hostilités

Par L'Economiste | Edition N°:4665 Le 10/12/2015 | Partager
Arrêt de travail dans l’administration et les collectivités territoriales ce jeudi
Les centrales minimisent l’effet dissuasif des ponctions sur les salaires

Les syndicats maintiennent le calendrier des mouvements de protestation. Après la marche du 29 novembre, plusieurs grèves sont programmées (Ph. Jarfi)
 

Les syndicats ne désespèrent pas. Ils maintiennent le mot d’ordre de grève dans la fonction publique et les collectivité territoriales prévue aujourd’hui, jeudi 10 décembre.  Ils protestent contre «le mutisme» du gouvernement et son «refus de donner suite à leurs revendications».
Les organisations syndicales s’attendent à une forte mobilisation  minimisant ainsi l’effet dissuasif des retenues sur les salaires.  «Ces prélèvements que le gouvernement pourrait opérer sont anticonstitutionnels et contre les us et coutumes du pays», soutient El Miloudi El Mokharek, secrétaire général de l’UMT. Il parle «d’un sacrifice nécessaire». Cette seconde «sortie» des syndicats intervient alors que le projet de loi de Finances 2016 entame la dernière ligne droite au Parlement. Un projet dans lequel les représentants des organisations syndicales à la deuxième Chambre ne sont pas parvenus à faire passer leur propositions d’amendements. Celles-ci portaient notamment sur des changements au niveau du barème de l’IR et contre lesquels Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances a brandi l’article 77 de la Constitution. Celui-ci permet de s’opposer à tout amendement, sans procéder au vote, s’il a un impact négatif sur les recettes fiscales. «Cela dénote de la mentalité du gouvernement qui ne croit pas au vertu du dialogue», commente El Mokharek. Depuis plusieurs mois, les relations entre les syndicats et le gouvernement sont tendues. La dernière rencontre entre les deux parties remonte à juin 2015 et une commission devait se réunir pour discuter de tous les dossiers dont celui de la retraite. Mais celle-ci n’a jamais vu le jour et les tensions entre les deux parties sont remontées.
La grève prévue aujourd’hui dans le secteur public intervient après la marche du dimanche 29 novembre qui n’a pas connu une forte adhésion. «Cette marche était une réussite. Nous n’avons rassemblé que les responsables syndicaux des régions. Ramener tous nos adhérents à Casablanca aurait nécessité une logistique importante», se défend Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la FDT. Le patron de l’UMT parle d’une marche «redimensionnée»: «Nous l’avons programmée avant les attentats de Paris et nous allions mener une marche massive. Nous sommes responsables et par mesure de sécurité, nous avons préféré limiter le nombre des participants. Ceci étant, 236 secteurs ont été représentés et 52 représentants de délégations étaient présents».
Quatre syndicats, l’UMT, la FDT de Azzouzi, l’UGTM et la CDT coordonnent depuis quelques semaines leur mouvement de protestation. Ils ont établi une feuille de route sur toutes les actions qu’ils comptent mener. Après la grève générale prévue aujourd’hui, ils vont organiser une autre dans la fonction publique et le secteur privé mais sa date n’est pas encore arrêtée.
K. M.

 

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