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    Economie

    Energie au Maghreb
    Le courant passe… difficilement!

    Par L'Economiste | Edition N°:4665 Le 10/12/2015 | Partager
    L’ONEE et ses pairs courent encore derrière l’intégration
    Convergence réglementaire, stabilité, planification des investissements et des besoins… les chantiers lourds

    Le partenariat public-privé sera l’une des clés de voûte pour la transformation d’une vision régionale commune en projets d’investissement concrets (Ph. ONEE)

    Près de 40 ans après la création du Comité maghrébin de l’électricité (Comelec) et plusieurs centaines de mégawatts installés, l’instance maghrébine en est encore à la quête d’une vision commune pour un marché énergétique régional intégré. La 6e conférence générale, qui s’est tenue ces deux derniers jours à Rabat, aura au moins le mérite de tabler sur des perspectives prometteuses, à défaut de découler sur des projets concrets.
    Les électriciens de la région se sont enfin engagés à disposer d’une feuille de route commune pour un marché intégré de l’énergie entre 2025 et 2035. Un chantier immense et les pré-requis à remplir sont nombreux. Le premier est simplement une question de volonté politique et de stabilisation géostratégique de la région. «L’intégration régionale était déjà bien partie mais elle a été estompée par les préoccupations et autres priorités nationales. Cette rencontre de Rabat devrait  permettre de relancer l’ambition d’un marché régional intégré de l’énergie», explique Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).
    Au Maroc, ces priorités sont surtout relatives à la restructuration des équilibres financiers de l’opérateur national, qui vendait son kWh à un tarif de 30 à 40% moins élevé que ses coûts de production. Le contrat-programme établi avec l’Etat entre justement dans ce sens. Parmi ses mesures phares, une révision progressive et annuelle de la tarification électrique. Dans d’autres pays de la région comme la Tunisie ou la Libye, les instabilités au lendemain du Printemps arabe et les préoccupations sécuritaires ont pesé sur l’attractivité des investissements dans le secteur électrique.
    S’y ajoute la nécessité de renforcer les interconnexions existantes entre les différents pays de la région, ainsi qu’avec la rive nord de la Méditerranée. Sur ce registre, la question de la planification des investissements et des besoins, au niveau régional, sera déterminante. «Nous sommes en train d’intensifier nos interconnexions avec l’Espagne et sommes aussi en discussion avec le Portugal», annonce le DG de l’ONEE. Mais le niveau d’interconnexion reste encore bien en deçà du potentiel régional. «Ce qui bloque, ce n’est pas l’indisponibilité financière, mais cette visibilité sur le marché.
    Les investisseurs ont besoin d’une vision, une dynamique institutionnelle pour y aller», précise, pour sa part,  Noureddine Boutarfa, PDG de la Sonelgaz (Algérie).En chiffres, dans les énergies vertes, le potentiel de la région est estimé à 35.000 MW de capacité à installer en équipements, soit plus de 1.800 MW par an sur les 20 prochaines années. Mais la région devra d’abord disposer d’une solide base industrielle qui va lui permettre de transformer ses potentiels éolien et solaire en énergie. L’intégration industrielle, le transfert de savoir-faire et la formation seront ainsi des étapes essentielles.
    S. F.
     

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