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    Evénement

    Affaire General Tire
    Les équipements rachetés par des Espagnols

    Par L'Economiste | Edition N°:4663 Le 08/12/2015 | Partager
    La transaction adjugée à 50,4 millions de DH
    Des enchères passées au tribunal de commerce de Casablanca
    Prochaine étape: la vente du foncier le 29 décembre

     Prochaine étape, la vente aux enchères du foncier de l’entreprise, prévue le 29 décembre. Une partie en front de mer (2 ha) en plus de 10 ha en zone immeubles R+3. Un site valorisé avec le nouveau plan d’aménagement d’Aïn Sebaâ (Ph. L’Economiste)

    Cette fois-ci sera la bonne! Après moult enchères infructueuses, les équipements de l’entreprise de pneumatiques General Tire viennent enfin d’être cédés à des hommes d’affaires espagnols. Montant de la transaction: 50,4 millions de DH. L’opération porte sur des machines, moules, pneumatiques, presses, moulins vétustes, pièces, outillage, vieux véhicules, fours,  ferraille…  Cette vente aux enchères s’est effectuée fin novembre dernier au tribunal de commerce de Casablanca. Pour rappel, une expertise avait évalué les équipements de l’entreprise à quelque 68 millions de DH. Mais faute de demande et d’acheteurs, la valeur a été révisée à la baisse (50,4 millions de DH). En septembre 2014, un autre groupe espagnol avait proposé 75 millions de DH. Un chèque a été remis au tribunal. Mais la transaction a été invalidée, puisque le chèque a été libellé en euros. A ce moment-là, le juge avait accordé un délai de 45 jours aux acheteurs. Mais finalement, le délai accordé a expiré et la promesse d’achat de 2014 a été invalidée. Ceci dit, entre la proposition d’achat de septembre 2014 et celle d’aujourd’hui, il y a un manque à gagner qui se répercutera inexorablement sur l’indemnisation du personnel. Quinze ans après la fermeture de l’usine d’Aïn Sebaâ (la procédure de liquidation judiciaire date de septembre 2002: voir aussi encadré), plus de 400 ex-salariés de la défunte entreprise de pneumatique attendent encore leur indemnisation. Au préalable, 226 ont déjà été indemnisés. Selon un ancien cadre de GTM, «l’indemnisation ne peut se faire sans la cession du foncier». Et c’est justement la prochaine étape! La vente aux enchères du foncier de l’entreprise est programmée le 29 décembre 2015. Si la transaction s’avère concluante, ce sera le cadeau de fin d’année pour les anciens de GTM. En tout cas, le foncier de GTM suscite de nombreuses convoitises, surtout dans le contexte actuel caractérisé par le nouveau plan d’aménagement d’Aïn Sebaâ. Le terrain en question ne relève plus de la zone industrielle. Sur la partie front de mer, l’entreprise est propriétaire de 2 ha en pleine zone touristique et balnéaire. La toute première mise à prix de ce foncier avait fixé la valeur à 750 DH/m2. C’est aussi un terrain très prisé par les showrooms automobiles, le retail, non loin de la ville nouvelle de Zenata. La mise à prix de ce site est de 40 millions de DH. Mais le gros du foncier est situé dans la partie usine (10 ha). Un terrain qui ne relève plus de la zone industrielle, mais qui passe dans le giron de lots d’immeubles (R+2 et 3 plus commerces). La valeur de ce terrain dépasse les 300 millions de DH. Une aubaine pour les promoteurs immobiliers! Bien évidemment, si tout se passe comme prévu, l’indemnisation du personnel interviendra après avoir soldé les créances de l’Etat estimées à près de 40 millions de DH.

    Pour la petite histoire: Repères…

    1989: Acquisition de GTM par le groupe allemand Continental
    1993: Privatisation de la société GTM
    1995: Introduction à la Bourse de Casablanca
    1997: La contrebande prend de l’ampleur. La situation financière de l’entreprise s’en ressent
    1998: GTM s’engage dans un programme de restructuration «Off-Take» qui a fragilisé l’entreprise
    1998-2000: Pertes croissantes après plusieurs plans de sauvetage
    2000: Bras de fer syndicats/direction du personnel et série de grèves
    2000: Arrêt de la production
    2000: La Primature prend en charge le dossier social de GTM
    2001: Continental, les banques et les actionnaires refusent  de réinjecter des fonds
    2001: Recherche d’un nouvel acquéreur (Michelin, Pirelli…) en vain
    Septembre 2001: Dépôt du bilan et procédure de redressement judiciaire
    Septembre 2002: Procédure de liquidation judiciaire
    Novembre 2015: Vente aux enchères du matériel
    Décembre 2015: Vente aux enchères du foncier… (A suivre).

    Amin RBOUB

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