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Finances-Banques

Crédits de trésorerie
Les banques mettent les entreprises à la diète

Par L'Economiste | Edition N°:4661 Le 04/12/2015 | Partager
La demande a explosé en raison de la détérioration des délais de paiement
Les négociations sont difficiles avec son banquier

Abdeslam Bennani, directeur général adjoint Banque Corporate & Investment Banking à la BP: «Les banques ont choisi de ne pas alimenter l’escalade sur les crédits de trésorerie» (Ph. BP)

- L’Economiste: Pourquoi les banques ont-elles restreint l’accès aux crédits de trésorerie?
- Abdeslam Bennani:
Je pense que c’est plutôt la demande émanant des entreprises en matière d’accès aux crédits de trésorerie qui a connu une augmentation importante compte tenu des tensions sur leurs trésoreries respectives. Les banques ont donc choisi de ne pas alimenter ou exacerber cette escalade.
- Beaucoup de chefs d’entreprises reprochent aux banques de demander des garanties excessives.
- L’une des vocations premières des banques est de financer les entreprises dans le cadre de leurs projets de développement, et ce, de façon saine et pérenne. Le premier facteur qui interpelle le banquier à propos d’une entreprise, c’est sa solvabilité et sa capacité à créer de la valeur ajoutée, afin de pouvoir lui proposer en conséquence la formule de financement adaptée. Quant aux garanties, il ne faut pas seulement les percevoir comme des contraintes imposées aux entreprises, elles sont en fait mises en place pour parer à tout risque extrême qui pourrait survenir. Je précise que les garanties sont aussi en fonction du niveau d’endettement de l’entreprise, ce qui permet au banquier d’ajuster le curseur pour les demandes de sûreté.
- A quoi imputez-vous le ralentissement des crédits d’investissement et quelles sont vos prévisions pour l’année prochaine?
- Je pense qu’on peut l’imputer à une tendance cyclique du marché. Celui-ci a, en effet, enregistré depuis 2007 une progression importante des crédits à l’investissement avant de marquer une pause en 2015. Cela dit, on pourrait s’attendre à une reprise dès 2016 grâce notamment au financement d’un certain nombre de projets d’envergure dans les secteurs de l’énergie, de l’automobile, ou encore des projets d’infrastructure en partenariat public-privé (PPP). En effet, la concrétisation du cadre légal des PPP peut s’avérer structurante pour la bancabilité des projets.
 - Avez-vous réduit vos engagements dans la promotion immobilière?
- Nous continuons à accompagner le secteur de l’immobilier aussi bien en matière de crédits acquéreurs que sur le plan de la promotion immobilière. Cela nous permet de soutenir le marché en amont et en aval pour en maintenir la dynamique.
- Quels enseignements tirez-vous des difficultés de ce secteur?
- Nous privilégions actuellement les régions qui connaissent une demande importante. Dans ce contexte, notre approche de financement est plus orientée petits et moyens promoteurs ce qui nous permet une division de nos risques.
- Participez-vous à la restructuration d’Alliances et quelle est votre exposition sur la Samir?
- La Banque Populaire a participé, dans le cadre de l’accord de place, à la restructuration du groupe Alliances pour lui permettre de restaurer ses équilibres financiers.
Notre niveau d’exposition sur la Samir est de 1,9 milliard de DH dont 1,2 milliard adossé à une garantie réelle. Le reliquat étant un crédit de fonctionnement. Ce risque est également couvert par les provisions à caractère général que nous constituons régulièrement.o
 Propos recueillis par Franck FAGNON
 

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