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    Petite baisse de régime pour CIH Bank

    Par L'Economiste | Edition N°:4617 Le 30/09/2015 | Partager
    Les dossiers «historiques» affectent les bénéfices
    Aucun engagement sur la Samir…
    Le plan stratégique va intégrer la finance participative

    Les dossiers « historiques » de CIH Bank secouent encore les comptes du groupe,

    Les bénéfices du groupe s’inscrivent en baisse au cours du 1er semestre 2015. Cette contraction est dû principalement à l’impact du coût de risque établi à 145 millions de DH, conjugué à l’élimination des dividendes à fin juin 2015

    mais semblent peu impacter l’attrait pour la banque. Elle a, justement, recruté 50.000 nouveaux clients au premier semestre 2015.  Cela a notamment permis d’augmenter de 5,6% les dépôts qui s’élèvent à 28 milliards de DH à fin juin. Les dépôts à vue ont progressé de 13,2% et les dépôts à terme sont restés quasiment stables. A un détail près, la banque a privilégié les ressources de marché plus intéressantes en matière de coût. CIH Bank a émis 6,7 milliards de DH de certificat de dépôts (+11,7%), réduisant ainsi la voilure sur les DAT Entreprises qui se limitent à 1,3 milliard de DH (-45%).
    Sur les six premiers mois de l’année, la banque a réalisé un chiffre d’affaires de 865 millions de DH en progression de 2%. Une hausse contrebalancée par la très nette baisse de la contribution de l’activité hôtelière. «Le business model du Tivoli a été modifié depuis mars dernier», précise Lotfi Sekkat, directeur général adjoint chez CIH Bank. La filiale hôtelière, détenue à hauteur de 89% par CIH Bank, a été mise sous location, ce qui réduit considérablement la charge financière de l’entité ainsi que son impact sur les résultats.
    Au niveau opérationnel, le résultat d’exploitation se replie de 30,4% à 284 millions de DH ce qui correspond à une marge d’exploitation de 32,9% (contre 48,2% un an auparavant). A l’origine de cette contraction, le coût du risque du groupe qui s’élève à 65 millions de DH dû principalement à une importante reprise en 2014 sur des dossiers historiques provisionnés à hauteur de 100%, ce qui équivaut à 100 millions de DH. A cela s’ajoute, la progression du coût du risque de la Sofac qui s’est accélérée de 70% à 32 millions de DH. «Un niveau qui rentre dans la norme», rassure le management. Avant d’ajouter: «Nous avons un des meilleurs taux de risque de la place». La banque affiche un taux du coût du risque de 0,18% à fin juin 2015 alors que la moyenne sectorielle avoisine les 5%. La banque, quant à elle, «loin des dossiers problématiques du moment» enregistre un coût du risque de 15 millions de DH. «Nous ne sommes pas engagés sur la Samir», tranche Ahmed Rahhou, président directeur général de CIH Bank. Et les inquiétudes relatives au secteur de l’immobilier ont été balayées d’un revers de main. «Le niveau d’exposition de CIH Bank sur les grands dossiers est marginal», confie Sekkat à L’Economiste. Le repositionnement

    Les dossiers historiques de CIH Bank affectent sensiblement les résultats du groupe. Pourtant, le management se veut rassurant, «nous avons un des meilleurs taux de coût de risque du secteur». Celui-ci est fixé à 0,18%

    de l’établissement en banque universelle a permis à CIH Bank de capitaliser sur les autres activités. Elle est aujourd’hui plus portée sur les produits autres que son activité historique qui est le crédit immobilier. La mutation est à peine visible mais cela a son effet. Les prêts immobiliers représentent 71% (contre 75% l’année dernière), cédant plus de place aux crédits hors immobiliers qui se bonifient de 20% en une année.
    Entre-temps, le renforcement des provisions a permis à la banque de dégager un taux de couverture de 56%. A fin juin, elle affichait un ratio de solvabilité de 16,72%. Ceci dit, l’impact du coût du risque s’est fait ressentir sur les bénéfices de CIH Bank. Le résultat net part du groupe se réduit de 28,8% à 190 millions de DH. «Sans l’effet du risque, la banque aurait pu être plus performante et enregistrer un RNPG en hausse de 12%» tempère le président. Le processus de diversification de la banque est en cours. Le management a ainsi confirmé l’intérêt de la banque pour se positionner sur le marché de la banque participative. Un dossier a été déposé dans ce sens auprès de Bank Al Maghrib pour une demande d’agrément. «La date limite de dépôt du formulaire est fixée à mi-novembre 2015» précise le président. D’ailleurs, la banque est en train de préparer un nouveau plan stratégique qui intègre ce segment de la finance islamique. «Ce plan devrait être annoncé avant la présentation des résultats en mars 2016» conclut Rahhou.
    A. Lo.
     

     

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