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    Atlanta a assuré ses arrières sur la Samir

    Par L'Economiste | Edition N°:4617 Le 30/09/2015 | Partager
    La participation dans le raffineur est déjà provisionnée
    Le chiffre d’affaires consolidé insensible aux difficultés du pétrolier
    Il dépasse 2 milliards de DH en hausse de 7%

    Présidé par Mohamed Hassan Bensalah, l’assureur Atlanta-Sanad qui détient une participation importante dans la Samir et qui compte l’industriel parmi ses gros clients, écarte tout risque lié aux difficultés de cette contrepartie. Le raffineur a jusqu’ici réglé ses primes sauf le troisième trimestre pour l’accident de travail et l’assurance automobile. Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires consolidé d’Atlanta dépasse 2 milliards de DH en hausse de 7%. Le résultat net progresse dans les mêmes proportions

    Parmi les compagnies d’assurances, le tandem Atlanta-Sanad, est certainement le plus exposé au risque Samir. Le management est apparu très détendu lors de la présentation des résultats semestriels ce mardi 29 septembre. «La participation d’Atlanta-Sanad dans la Samir s’élève à 350 millions de DH et nous avons déjà provisionné 300 millions de DH», assure Mohamed Hassan Bensalah, PDG d’Atlanta. L’exposition sur le raffineur représente à peine 3% du portefeuille de participation des deux compagnies qui a une taille de 10,4 milliards de DH. Le management écarte tout risque lié au raffineur. «Notre métier est d’assurer les risques, pas d’en prendre», glisse Bensalah. Reste à savoir si l’assureur va souscrire à l’augmentation de capital votée par le dernier conseil d’administration de la Samir. «Nous n’avons pas encore pris une décision. Elle dépendra des modalités de l’augmentation de capital, du plan de restructuration financière et de la gouvernance de l’entreprise», confie le patron d’Atlanta.
    Au-delà du risque lié à la détention des actions Samir, la taille de l’industriel en fait l’un des gros clients sur le marché. Le budget prime du raffineur était de 70 millions de DH en 2014, soit 4,5% du chiffre d’affaires de la Sanad. «Le rapport sinistre sur prime représentait en moyenne 99% sur la période de 2010 à 2014 et n’a donc pratiquement pas d’incidence sur les résultats de la compagnie», estime Abdelilah Laamarti, DG de Sanad. Sur l’année 2015, Samir paie normalement ses primes soutient l’assureur. Les primes dommages et responsabilité civile ont été réglées. Le raffineur a soldé les deux premiers trimestres des polices accident de travail et assurance maladie. En revanche, pour ces deux polices, la compagnie n’a pas encore encaissé les primes du troisième trimestre qui s’élèvent à 10 millions de DH. Il faudra patienter quelques jours encore pour déterminer une éventuelle défaillance. Les problèmes de la Samir ont pris de l’ampleur entre fin juillet et début août avec l’arrêt de certaines unités de production.
    Cela dit, les difficultés de ce gros client n’ont pas trop gêné la compagnie au premier semestre. Atlanta a émis plus d’1 milliard de DH de primes de janvier à juin en hausse de 8,3% contre une progression de 4,2% pour le marché. Le chiffre d’affaires vie a grimpé de 14% à 120 millions de DH. Il a profité des synergies avec CIH Bank, mais aussi de l’atténuation de la tension sur les liquidités bancaires. Les conseillers en clientèle sont dans ces conditions plus disposés à placer les produits de bancassurance.
    Les revenus issus de la branche non-vie marquent une hausse de 7,6% à 891 millions de DH. La progression du marché a ralenti à 1,5%. Une part importante du chiffre d’affaires sera enregistrée au second semestre, prévoient les professionnels. «Le gros du renouvellement des contrats d’assurance auto interviendra en septembre et décembre», commente un spécialiste. Les opérateurs s’attendent en fin d’année à une progression du chiffre d’affaires non-vie similaire à celle de 2014. Il faudra tout de même surveiller le comportement des revenus de cette branche surtout après l’entrée en vigueur en mars 2016 de la circulaire sur l’encaissement des primes. Les impayés constituent depuis plusieurs années un sujet fâcheux entre les assureurs et les intermédiaires. «Il est anormal que les primes restent longtemps impayées alors que le risque est déjà couvert», s’insurge Bensalah. Les dispositions de la circulaire sont censées mieux encadrer le paiement de l’assurance auto. Cela voudrait dire que les facilités accordées par les intermédiaires pour le paiement de cette police sont appelées à disparaître. Par ailleurs, «la nouvelle circulaire va induire d’importants changements en termes de process», reconnaît Jalal Benchekroun, directeur général d’Atlanta. En revanche, il minimise l’impact des évolutions dans la relation intermédiaire/client sur les revenus des compagnies.
    En attendant plus de visibilité, Atlanta a amélioré son résultat technique de 45% au premier semestre 2015 à 144 millions de DH. Malgré l’exposition de la moitié (plus exactement 42%) du portefeuille de placement au marché actions, le résultat financier accélère de 67% à 185 millions de DH. Les bénéfices de la compagnie se hissent à 122 millions de DH en croissance de 37%.
    En intégrant les réalisations de Sanad, les revenus consolidés d’Atlanta dépassent 2 milliards DH en augmentation de 7%. Le résultat net passe de 120 à 131 millions de DH. En perspective, la profession travaille avec les autorités sur un réajustement du contrat programme signé en 2010. Le bilan reste jusqu’ici mitigé.
    F.Fa
     
     

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