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    Analyse

    Chambre des conseillers: Une élection sous haute surveillance

    Par L'Economiste | Edition N°:4617 Le 30/09/2015 | Partager
    Les risques d’achat des voix des grands électeurs
    Les dirigeants des partis en tête de listes
    Le PJD fera son entrée à la Chambre des conseillers

    Dernière ligne droite pour l’élection de la Chambre des conseillers dans sa nouvelle configuration.

    Le plus gros collège en nombre de sièges est celui des collectivités territoriales avec 72. Sur ce total, 24 proviennent des conseils régionaux à hauteur de 2 membres par région. Quant aux conseils communaux et provinciaux, ils élisent 48 conseillers

    Cette opération aura lieu ce vendredi 2 octobre, une semaine avant l’inauguration de la session d’automne par le Souverain le deuxième vendredi d’octobre.  Par la suite, la Chambre des conseillers devra élire son président et mettre en place ses différentes structures comme les membres du bureau, les groupes parlementaires et les présidents des commissions spécialisées. La deuxième Chambre sera, pour la première fois, en conformité avec la Constitution 2011. Donc, tout est en place pour ce scrutin qui se déroulera dans les wilayas. Le corps électoral est constitué des grands électeurs des différents collèges (collectivités territoriales, chambres professionnelles, représentants des salariés et des employeurs). La campagne électorale, qui a démarré vendredi dernier pour prendre fin demain jeudi, bat son plein.
    Cependant, selon des informations qui remontent du terrain, le recours à l’argent pour l’achat des voix des grands électeurs risque d’éclabousser tout le processus électoral. Il n’y a donc pas que des citoyens ordinaires et pauvres qu’on veut soudoyer avec 200 DH pour acheter leur voix. Cette mauvaise pratique, que tout le monde condamnait, s’étend aux grands électeurs. Ce qui est grave en soit.  A en croire des politiques, les prix pratiqués donnent le tournis d’autant que le nombre des places est limité. Des élus sont prêts à dépenser le prix fort pour obtenir le ticket d’entrée au Parlement. Ce qui fait accréditer l’idée, courante chez beaucoup de responsables, qui consiste à dire qu’il faut «être riche pour faire de la politique».
    Tout cela ternit l’image de nos élus et affaiblit l’instance parlementaire. Mais attention, cette pratique est en cours au niveau du collège des collectivités territoriales et celui des chambres professionnelles.
    Autre travers de ces élections: les dirigeants et les membres des bureaux politiques des partis  dominent les listes pour l’élection de la Chambre des conseillers, particulièrement au niveau du collège des collectivités territoriales. Il ne faudra pas s’étonner de voir les mêmes revenir au-devant de la scène parlementaire. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux se présentent à cette élection après avoir perdu la bataille de la présidence de région ou de commune. Ils se servent d’abord en tentant leurs chances devant toutes les opportunités. Et que laissent-ils pour les autres? «Des miettes», pour reprendre l’expression d’un cadre politique qui attend encore son tour. Cette pratique courante pose le problème récurrent du renouvellement des élites et du manque d’attractivité des partis politiques.
    Mais le fait le plus marquant de cette élection réside dans l’entrée, pour la première fois au Parlement, de 8 représentants de la CGEM. Ainsi, le patronat, en tant que tel, fera valoir ses points de vue et ses propositions dans plusieurs domaines, particulièrement lors du débat sur le projet de la loi de finances.
    En attendant les résultats officiels, des observateurs sont tentés par des pronostics. Ils donnent le PAM en tête. D’ailleurs, le parti de Mustapha Bakkoury est arrivé

    Changement dans la configuration de la Chambre des conseillers qui subit une réduction de plus de la moitié du nombre de ses membres. Ainsi, elle passera de 270 à 120 sièges parlementaires. Mais le fait le plus marquant de cette élection réside dans l’entrée, pour la première fois au Parlement, de 8 représentants de la CGEM. Ainsi, le patronat, en tant que tel, fera valoir ses points de vue et ses propositions dans plusieurs domaines, particulièrement lors du débat sur le projet de la loi de finances

    le premier dans les élections des chambres professionnelles en août et lors des communales et régionales du 4 septembre dernier. Normal que cette primauté se traduit au niveau de ce dernier collège qui compte 72 sièges parlementaires. D’ailleurs, Mohamed Cheikh Biadillah, président sortant de la Chambre des conseillers, pourrait rempiler. Le PAM sera suivi par l’Istiqlal qui s’est classé deuxième au niveau des deux collèges. Les deux formations partent favorites pour l’élection de la Chambre des conseillers.
    La prochaine Chambre des conseillers verra l’entrée pour la première fois des parlementaires du PJD. Par le passé, seuls trois parlementaires de l’UNMT, bras syndical du parti de Abdelilah Benkirane, siégeaient à la deuxième Chambre. Depuis les élections du 4 septembre et l’avancée de cette formation, il faudra compter avec les conseillers du PJD. Mais auront-ils la possibilité de former un groupe parlementaire? Difficile à dire, à moins de  compter sur le ralliement des conseillers élus sous l’étiquette UNMT au titre du collège des représentants des salariés.  L’USFP reste le grand perdant des élections communales et régionales. Le parti de Driss Lachgar risque d’être dépossédé de son groupe parlementaire. Son recul au niveau des élections du 4 septembre, qui l’ont fait passer de la 4e à la 6e place, va se traduire au niveau de sa représentativité au niveau de cette Chambre. Ce repli sera accentué par la débâcle de la FDT lors des dernières élections des représentants du personnel et des salariés qui l’ont sortie du cercle doré des syndicats les plus représentatifs.

     

    Le nombre réduit

    La Chambre des conseillers a vu sa composition réduite de façon drastique au niveau du nombre des parlementaires. Ainsi, elle passera de 270 à 120 parlementaires. Sur ce total, 72 membres viendront du collège des collectivités territoriales, 20 du collège des chambres professionnelles  et autant du collège des représentants des salariés. Les 8 sièges restants seront attribués à l’organisation la plus représentative des employeurs, en l’occurrence la CGEM.

                                                             

    Scrutin de liste

    L’élection des membres de la Chambre des conseillers aura lieu au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle, selon la règle du plus fort reste, sans panachage ni vote préférentiel. «Toutefois, l’élection a lieu au scrutin uninominal  à un tour au cas où un seul conseiller est à élire dans le cadre d’un collège électoral», souligne l’article 3 de la loi organique relative à la Chambre des conseillers.

    Mohamed CHAOUI
     

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