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    La crise syrienne s’invite à New York

    Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager
    Le sujet focalise les tractations diplomatiques à l’ONU
    Vladimir Poutine redistribue les cartes

    La guerre civile en Syrie mobilise l'attention à l'Assemblée générale des Nations unies qui s'est ouverte lundi 28 septembre à New York, avec un Vladimir Poutine au centre du jeu diplomatique. Le dossier syrien fera l’objet d'une rencontre entre les présidents Barack Obama et son homologue russe. C’est une première depuis 27 mois. Vladimir Poutine, qui s'est imposé au cœur des débats, et Barack Obama, en quête d'une stratégie,  sont à la recherche d’un compromis de sortie de crise et d’une stratégie commune de lutte contre l’organisation de l’«Etat islamique» (Daesh). La guerre civile syrienne a fait plus de 240.000 morts et poussé des millions d’habitants à l’exil.
    Pour Vladimir Poutine, la stabilité de la Syrie, et donc de la région, passe par le renforcement du régime de Bachar al-Assad contre l’ «Etat islamique» mais sans  engager des troupes au sol. Pour passer de la parole aux actes, l’Irak a annoncé avoir décidé avec la Russie, l’Iran et la Syrie, de la création d’un centre de renseignement à Bagdad.
    Le Kremlin dit chercher à mettre en place avec les pays de la région un "cadre de coordination" afin de combattre les jihadistes du groupe Etat islamique en Irak et en Syrie. C’est donc une Russie confortée dans sa vision du bien-fondé d’inclure le régime syrien dans la lutte contre Daesh qui se présente à l’ONU. Une vision qui se démarque de la stratégie occidentale qui piétine, depuis le retour en force de la Russie dans la région et le fiasco du programme d’entraînement de rebelles syriens initié par les Etats-Unis et leurs alliés. Le principe de discuter avec le régime syrien n’est plus tabou. La chancelière allemande Angela Merkel a été la première à lancer l’idée d’associer Bachar al-Assad à toute solution politique. Même la Turquie, qui était opposée à toute intégration d’Al-Assad à un compromis politique, a fini par mettre de l’eau dans son vin.
    Face à la stratégie du Kremlin, Washington avait maintenu jusqu’ici son opposition à toute remise en selle de Bachar al-Assad. Elle a consenti d'énormes moyens pour financer un ambitieux programme d'entraînement et d'armement de combattants syriens censés défaire l'EI. Une tactique, qui a déjà enregistré plusieurs accrocs, et qui se retrouve désormais engagée dans la voie du fiasco. Le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (Centcom) a en effet admis que des insurgés formés par les Etats-Unis avaient remis «six pick-up et une partie de leurs munitions» au Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda). Les Etats-Unis, qui sont à la tête d’une coalition luttant contre l’EI en Irak, affirment qu’il serait «irresponsable» de ne pas essayer la carte du dialogue avec le chef du Kremlin. La stratégie du président Obama contre l’EI, fondée principalement sur des frappes aériennes et le déploiement de formateurs et conseillers militaires, est critiquée pour ne pas avoir atteint les résultats escomptés.

    Les Etats-Unis en panne d’inspiration 

    Le programme américain était censé former et équiper environ 5.000 rebelles par an pendant trois ans, mais n'a pour l'instant formé que deux groupes de 54 et 70 combattants. Quand le premier groupe a rejoint la Syrie en juillet, plusieurs de ses membres ont été kidnappés par Al-Nosra.
    Ces déboires affaiblissent la position des Etats-Unis, qui ont fait par ailleurs savoir qu'ils accueilleraient favorablement une initiative russe pour renforcer la lutte contre l'EI.

    Yannick EKE

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