×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Tribune

Formation: Les enjeux de la nouvelle économie

Par L'Economiste | Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager

Professeur d’économie et doyen de l’Institut d’analyse économique et des études prospectives (IEAPS) à l’Université Al Akhawayn à Ifrane. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages et articles liés à l’économie de la connaissance au Maroc et dans les pays arabes et méditerranéens

Le passage de l’économie manufacturière à la nouvelle économie ou économie de la connaissance a le mérite de se dérouler, aujourd’hui, au vu et au su de tout le monde. Ceci est, entre autres, dû à la globalisation des économies et de leurs ouvertures sur le reste du monde. L’accès aux marchés de l’information constitue un des piliers de cette dynamique avec les spécificités locales et les niches représentant les autres revers matériels et immatériels, mobilisables aussi par l’économie de la connaissance.  
Que ce soit à travers les médias traditionnels et électroniques, par la téléphonie et ses développements et à travers l’Internet et ses ramifications, l’information est ainsi à la fois technologique, économique, sociale et politique. Elle concerne ainsi les sphères politiques, Technologiques, économiques, sociales et culturelles en passant par les acteurs de base qui sont les ménages et les entreprises œuvrant aussi bien sur les spécificités locales mais aussi sur des dimensions plus globales de l’économie.
Les nouveaux moyens ainsi offerts ne concernent pas l’information uniquement, mais aussi les outils d’analyse qui se sont très vite étendus à cause de leur plus grande rapidité et efficacité. Ceci ne concerne pas uniquement la collecte, analyse et organisation des données mais aussi plusieurs dimensions telles que les analyses, les développements de procédés ainsi que les processus de routine et de créativité dans plusieurs domaines et secteurs. Ceci veut dire que  l’entreprise manufacturière, sociale ou culturelle est devenue tributaire des progrès réalisés et en cours de réalisation dans le domaine de l’économie de la connaissance. Au-delà des opérations commerciales ou non commerciales, il faut ainsi s’attendre à d’importants changements dans les processus même traditionnels de production, de distribution et de diffusion.
L’agriculture et l’artisanat en plus d’autres domaines traditionnels, sont ainsi en train de subir des transformations à travers les services et les produits de l’économie de la connaissance.

Enseignements formels

Les plus grandes répercussions du passage à l’économie de la connaissance résident dans le degré de préparation des ressources humaines à mobiliser et promouvoir les domaines de connaissance auxquels elles sont confrontées. Ceci s’applique aux entreprises, aux secteurs des biens et services mais aussi aux consommateurs qui ont progressivement besoin d’accéder à des nouvelles façons d’opérer et de nouvelles méthodes et procédures. Le besoin en recherches et en nouvelles informations devient ainsi vital pour tout opérateur et consommateur.
Ceci impose à ce que les systèmes éducationnels puissent offrir les prédispositions nécessaires à cet effet par l’actualisation continue de l’information et sa mise à jour compte tenu des progrès réalisés. Cependant, les changements induits par l’économie de la connaissance sont relativement plus rapides que ceux liés aux économies traditionnelles manufacturières et agricoles. Les systèmes de formation auraient ainsi à tenir compte de telles rapidités dans les changements. Plus de prédispositions à assurer un apprentissage durant toute la vie sont ainsi nécessaires. Une telle façon de s’instruire n’est pas un slogan mais une nécessité dont les bases doivent s’apprendre depuis le plus jeune âge.  Ces pratiques seraient développées durant et après les études formelles.
L’élargissement des marchés pour les formations continues doit aussi englober le développement de telles pratiques sachant que les enseignements formels, eux-mêmes, obéiraient aux logiques des formations continues, suite aux exigences de l’économie de la connaissance.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc